Les socialistes ont fustigé hier les propositions faites par le ministre de l’enseignement supérieur concernant les logements sociaux réservés à « ceux qui travaillent ».
Le ministre l’enseignement supérieur a provoqué un nouveau couac hier, en proposant de réserver des logements sociaux à "ceux qui travaillent". "Faire du social dans notre pays ne peut pas consister à le faire en oubliant ceux qui travaillent", a indiqué lors d'une conférence de presse le ministre de l'Enseignement supérieur et animateur du courant de la Droite Sociale à l'Assemblée Nationale. "Je ne dis pas qu'il ne faut plus s'occuper des chômeurs (...) ce n'est pas l'un contre l'autre" a-t-il néanmoins tempéré.
L’idée serait d'incorporer la prise en compte de l'accès à l'emploi dans les clauses prioritaires d'accès au logement social. Pour lui il faudrait en outre réserver une partie des logements neufs à ce type de population.
« Les vieilles recettes » de Wauquiez
Suite à ces propositions, l’opposition a vivement réagi. Nathalie Perrin-Gilbert, secrétaire nationale au logement – et en outre maire du premier arrondissement de Lyon - a immédiatement réagi via un communiqué. « il utilise (..) une vieille recette de la droite qui n’a rien de sociale: opposer ceux qui travaillent à ceux qui seraient des « assistés » de la société » indique-t-elle.
« Les propositions de L.Wauquiez montrent que celui-ci et ses amis méconnaissent totalement la réalité du monde HLM et de ses besoins. Ils ignorent surement que les conditions de ressources existantes pour obtenir un logement social bénéficient déjà aux personnes pouvant justifier de revenus pérennes, c’est-à-dire bénéficiant d’un emploi » note la secrétaire nationale du parti d’opposition. Pour elle, l’un des défis actuels du logement social est justement de loger ceux qui ne replissent pas ces critères et ont besoin de se loger ».
Le PS propose ainsi la construction de 150 000 logements sociaux par an, le renforcement de la loi SRU et l’encadrement des loyers à la première location et à la relocation dans les zones de spéculation immobilière.
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