L’Union des Maisons françaises s’insurge contre la suppression du PTZ+ en zone C et B2 dans le neuf, qui pourraient, selon l’Union remettre en cause 100.000 emplois.
La fin du PTZ+ fait réagir. Après la FNAIM qui a critiqué la fin du PTZ+ dans l'ancien, c’est au tour de l’Union des maisons françaises de s’insurger contre la fin du dispositif dans les logements neufs en zone C et B2. Le gouvernement a en effet, dans le cadre de la discussion du projet de lois de finances, présenté un amendement qui vise à favoriser la rénovation de logements anciens dans ces zones et la construction dans les zones tendues, dites A et B1.
Une telle mesure pourrait « remettre en cause en année pleine 44 000 constructions de maisons et plus de 100 000 emplois… sans chiffrer la perte de TVA pour le budget de l’Etat ! » indique l’UMF. La concentration des aides sur les zones tendues est, selon elle, un contresens économique et social avec des conséquences extrêmement néfastes sur la production de logements. Pour l’UMF, il faut en effet aider l’accession en zone C, là où les aides sont le plus efficaces économiquement et socialement. La construction de maisons neuves en secteur diffus est en effet, pour elle, le mode opératoire le plus performant économiquement ces 10 dernières années au regard des contraintes de prix ayant pesé sur les ménages. Pour elle, une telle mesure va s’avérer catastrophique en termes d’accession des ménages modestes et moyens.
Exiger 54% du montant d'achat en travaux
Et l’UMF d’argumenter pour des arbitrages : « 75% des PTZ+ vont à l’ancien et sur cette masse, 43% sont consommés en zones tendues A et B1 avec des montants de travaux ridiculement bas, oscillant entre 1020 et 1848 euros » indique-t-elle. « Correllés au coût moyen de l’opération au m2 qui évolue entre 4 173 et 2 493 euros, ces chiffres montrent clairement que ces aides vont aux plus aisés, qui plus est sans retour sur la collectivité en l’absence de travaux » explique la principale fédération de constructeurs de maisons. Elle ajoute que si les arbitrages devaient être rendus sur la base des propositions gouvernementales, il conviendrait de concentrer l’aide sur le neuf et sur l’ancien sous condition d’une forte proportion de travaux, à hauteur de 54% du prix d’achat. Soit la situation les exigences qui avaient cours en 1997 lors de l’ouverture du dispositif à l’ancien.
