Le marché obligataire a hier parié sur une solution en zone euro.
Le marché obligataire européen était traversé hier par des mouvements d’ampleur, consécutivement aux rumeurs de réponse coordonnée face à la crise. La perspective d’un traité bilatéral franco-allemand avec création d'un pacte de stabilité a notamment joué en faveur d’une détente des taux allemands. De la même façon, la possibilité évoquée vendredi d’une intervention du FMI en faveur de l’Italie a paradoxalement augmenté la probabilité d’une solution à la crise. Les intervenants parient en effet sur des solutions rapides, persuadés que les derniers évènements devraient inciter l’Allemagne à sortir de son mutisme, tant sur la monétisation de la dette, que sur les euro-obligations.
Les taux allemands ont donc baissé à 2.30%, contre 2.26% vendredi. Les Bourses mondiales étaient à la hausse, tout comme l’euro. Les investisseurs fuyaient donc les placements surs. Le CAC 40 prenait lui près de 5.5%. Les taux de l’OAT étaient également à la baisse à 3.60%, contre 3.69% vendredi. L’écart de rémunération entre les deux taux tendait donc à se resserrer. De la même façon, les taux italiens baissaient à 7.23%, contre 7.26% vendredi. Mes taux espagnols se détendaient, eux, à 6.57% contre 6.69%.
