Les taux de l’OAT ont progressé vendredi, alors que les taux allemands et espagnols baissaient de concert.
Le marché obligataire de la zone euro a connu vendredi une nouvelle séance de détente, après une journée de jeudi déjà marquée par une baisse spectaculaire de l’écart de rémunération entre taux allemands et français.
Les taux français remontaient à 3.26% à la clôture après avoir terminé jeudi à 3.09%. Le fait que le ministre de l’économie, François Baroin, ait encore écarté un nouveau plan de rigueur a pu jouer, selon certains intervenants de marché, sur la tendance du jour. Certains opérateurs retiraient en outre des positions acheteuses, après la baisse très rapide du spread entre les taux de l’OAT et du Bund.
Rumeurs de prêt au FMI
De leur côté, les obligations d’Etat allemandes et espagnoles voyaient leurs taux se détendre. Le taux espagnol à 10 ans finissait la semaine à 5,626% contre 5,702% jeudi. De la même façon, les taux du Bund reculait à 2.13% contre 2.17% la veille. Le taux italien restait lui à 6,66%, soit un niveau bien loin des plus hauts qu’il avait touché la semaine précédente.
La rumeur récurrente de la fin de semaine était sans conteste celle d’un possible prêt accordé par la BCE au FMI, afin que celui-ci apporte in fine une aide aux pays en difficulté en zone euro. Par ce mécanisme, la crise pourrait trouver rapidement une issue, sans que soit requis une modification longue et fastidieuse des traités. En fin de semaine, aura lieu un important sommet européen, au cours duquel pourraient être annoncés des tentatives de réponse à la crise actuelle.
