Après une année 2010 marquée par une baisse de 12% de la construction neuve dans le sud-Loire, le marché de l’immobilier neuf a connu un net ralentissement de l’activité depuis le début de l’année.
Avec un recul de 41% des ventes de logements neufs, la région de Saint Etienne n’a pas échappé au trou d’air constaté au début d’année dans la promotion immobilière. C’est un des enseignements du dernier Observatoire de l’Habitat, qui s’est tenu mardi 29 novembre au Cetim de Saint Etienne.
Organisé par l’agence d’urbanisme de la région stéphanoise Epures, l’évènement a permis à Yves Chalas, professeur d’urbanisme à l’Institut d’Urbanisme de Grenoble, de présenter les conclusions de son récent travail de recherche sur la demande urbaine contemporaine d’habitat, mais a également été l’occasion de faire le point sur le marché de l’immobilier neuf et ancien en Loire Sud.
Baisse dans la construction neuve en 2010
Du point de vue de l’immobilier neuf, la construction neuve avait connu une baisse de 12% en 2010 en Loire Sud, territoire qui couvre Saint Etienne Métropole, les Monts du Pilat, l’Ondaine, le pays de Montbrison, ou encore le Pays de Saint Galmier. La construction neuve est ainsi retombée sous les 2000 logements commencés, avec 1838 unités, contre 2085 en 2009. On note toutefois une très nette différence de dynamique entre le logement individuel et collectif, avec une baisse de 15% pour le premier et une hausse de 5% pour le second. De ce fait, le logement collectif est redevenu, pour la troisième fois depuis 2000, majoritaire dans la construction dans le sud Loire.
Cette évolution en Loire Sud contraste avec les évolutions plus positives au niveau national et régional (+3%) et (+1%). Même le département de la Loire (-9%) fait mieux que la seule partie sud du département. La seule Saint Etienne Métropole (-11%) enregistre pour sa part une variation sensiblement conforme à la moyenne de Loire sud, même si la seule ville de Saint-Etienne enregistre une hausse de 34%.
Un ralentissement dans la promotion sur 9 mois
Du fait de la moindre présence des investisseurs (-46% en vente à investisseurs), les ventes dans le Sud Loire et la Proche Haute Loire ont reculé de 41% à 278 ventes sur les 9 premiers mois de l’année, alors même que les mises en vente baissaient à un rythme moins soutenu (-25% à 403 logements). Ce repli des ventes nettes s’explique notamment par un volume important de retraits de commercialisation au 3e trimestre (128 logements), lesquels ont entraîné de nombreuses annulations de réservations réalisées en phase de précommercialisation. De ce fait, le taux de désistement atteint ainsi 45% sur le trimestre. L’offre commerciale, à 517 logements au troisième trimestre représente enfin 17 mois de vente. Elle devrait, dans l’idéal, être inférieure à 10 mois. Sur Saint Etienne intra muros, les ventes ont reculé de 32% sur les neuf premiers mois, à 145 logements vendus.
Stabilité des prix à Saint-Etienne
Sur le front des prix, le prix moyen sur Saint Etienne intra-muros restait stable à 2664 euros du mètre carré, alors même que les prix ont progressé de 10.8% dans le sud de la Plaine du Forez, à 2779 euros. La hausse est également sensible dans le Pays de Saint-Galmier (+4.45%), où les prix atteignent les 2845 euros par m2. Le prix moyen de l’offre reste relativement abordable sur la région stéphanoise, avec un prix légèrement inférieur à 2.700 €/m², « mais qui devrait être inférieur à 2.500 €/m² pour mieux correspondre aux budgets de la classe moyenne » note l’Observatoire Adéquation/Cecimobs.

Je ne vois pas l’intérêt de payer une telle somme pour du neuf (dont on peut sérieusement douter de la qualité) alors qu’on peut facilement trouver à Saint-Etienne du bel ancien bourgeois à 1500 euros du m2…