Selon l’INSEE, qui publiait hier une étude sur le parc de logements en Rhône-Alpes, l’instauration d’une taxe sur les logements vacants a fait baisser la vacance de manière importante à Lyon.
L’INSEE a fait part hier de son étude sur le parc de logements en Rhône-Alpes. L’étude analyse notamment la part des logements vacants au sein des diverses agglomérations de Rhône-Alpes, et note des divergences importantes.
« Dans les pôles urbains, où la croissance du parc immobilier est modérée, la mobilité résidentielle est plus rapide et peut s'accompagner d'une vacance plus importante » note l’INSEE. C’est le cas dans la Loire, à Saint-Étienne et Roanne, mais aussi dans des villes moyennes, comme Annonay et Oyonnax où les taux de vacance atteint 9 %. Le parc de logements dans ces villes est ainsi en forte hausse, « dont certaines ont pu connaître un mouvement de construction disproportionné » relève l'institut statistique.
Vacance faible à Lyon, Grenoble, et Annecy
La situation inverse est toutefois constatée dans d’autres pôles urbains, comme Grenoble et Annecy, où les taux de vacance atteignent 5,5 % et 5,7 %. Ce faible taux de vacance traduit les tensions qui existent sur le marché immobilier.
Dans l'aire urbaine de Lyon, le taux de vacance est en fort repli : il est passé de 7,5% à 6,1% depuis 1999. L’INSEE met ce repli sur le compte de la taxe sur les logements vacants, instaurée dans la ville depuis le 1er janvier 1999.
