A l’occasion de la pose de la première pierre du programme immobilier « le 15 », le président du directoire du groupe « Les Nouveaux Constructeurs » a loué le volontarisme lyonnais en matière de construction.
Combien de logements comprend le programme « le 15 » ?
Au total, le programme comprend 162 logements, dont 40 logements sociaux. Le reste, soit 122 logements est destiné à l’accession à la propriété.
Il y a sur Lyon de nombreux programmes des Nouveaux Constructeurs. Selon vous, la ville recèle-t-elle une bonne dynamique ?
Oui. Il existe une vraie dynamique, car la municipalité, y compris au niveaux des arrondissements, a la volonté de construire. Lyon bénéficie en outre d’un avantage intrinsèque important : c’est une ville qui n’était pas très dense, où il y avait beaucoup d’industrie. Beaucoup de terrains sur lesquels étaient implantées des industries sont donc susceptibles d’être transformés en habitations ou en bureaux. C’est une ville où il existe, au niveau des terrains, une offre que je qualifierais de relative. Lyon n’est pas une ville très dense. C’est d’ailleurs une bonne chose.
Combien de programmes sont en cours sur Lyon ?
Nous avons actuellement sur Lyon 8 programmes.
L’un d’entre eux est extrêmement bien situé, à proximité du Parc de la tête d’Or, rue du Colonel Prévost…
Oui. Nous vendons des logements sur ce programme à des prix situés aux alentours de 6 500 / 7 000 euros. Il y a également 11 logements sociaux. Nous en sommes, pour l’heure, au stade de la démolition et nous livrerons le programme fin 2013.
Comment voyez-vous évoluer l’activité en 2012 ?
Le marché va être plus difficile. La conjoncture économique est plus incertaine. Nous aurons encore en 2012 le support de la dernière année du dispositif Scellier. Je ne pense pas que les taux d’intérêt bougent beaucoup, mais l’achat immobilier reste un achat de confiance. Pour autant, les besoins sont là. En Ile de France, les besoins annuels de logements théoriques sont environ de 60 000 à 70 000 logements par an. Or on en construit chaque année la moitié, en comptant les logements sociaux. Il y a une tension forte sur la demande de logements. La demande, elle, est bien là, mais les gens peuvent très bien reporter leur achat. 2012 sera une année en demi-teinte ?
Redoutez-vous l’après Scellier ? Peut-on compenser la fin de ce dispositif par des réformes en matière d’urbanisme ou de droit à construire ?
Ce n’est pas forcément cela qui va inciter les investisseurs à consentir à un effort pour acheter et louer. Les avantages fiscaux, c’est une chose, mais nous, ce que l’on appelle de nos vœux, c’est un système avant tout pérenne, et non pas des dispositifs qui soient modifiés tous les ans. Pour construire en Allemagne, il existe un statut de l’investisseur, qui permet un amortissement du prix du logement sur une période assez longue, et une déduction des frais financiers. Les choses sont claires, et n’ont pas évolué depuis longtemps. En France, les rapports entre les locataires et les propriétaires sont très déséquilibrés en faveur des locataires. On a essayé de compenser cette situation avec des avantages fiscaux, mais c’est une situation ridicule. Il faudrait un cadre fiscal moins avantageux, mais qui soit permanent, avec des rapports entre propriétaires et locataires qui soient plus équilibrés. Dans ce cas, nous aurions un investissement locatif qui serait actif. Je ne pense pas que toucher aux règles d’urbanisme change quoi que ce soit. Même si c’est une très bonne chose qu’il existe des mesures d’urbanisme positives…
