Le taux moyen des prêts du secteur concurrentiel hors assurance et coût des sûretés poursuit sa hausse et s’établit à 3.97% en janvier, selon l’Observatoire CSA/Crédit Logement.
Les taux de crédit immobilier ont poursuivi leur remontée, selon l’Observatoire mensuel publié par CSA/Crédit Logement. Il s’agit de la deuxième hausse mensuelle depuis novembre, les taux retrouvant ainsi le niveau qui était le leur au début de l’été 2009.
Une nette majorité des prêts se fait désormais à un taux supérieur à 4%. 82% des prêts ont été accordés à des taux inférieurs à 3.5% en janvier, tandis que 33.5% l’ont été à des taux compris entre 3.5% et 4%. Presque la moitié des prêts (47.5%) se fait ainsi à des taux naviguant entre 4% et 4.5%.
Moindre recours à l’endettement
Crédit Logement note une baisse de la durées des prêts accordés, à 211 euros, ainsi qu’un petit regain d’intérêt pour les prêts à taux variables, dont la part progresse de 4.8% au quatrième trimestre à 6% ce mois. En outre, l’Observatoire fait état d’une progression soutenue de l’apport personnel, de l’ordre de 13% sur un an, depuis le début de l’année 2012, consécutivement à une hausse de 9.1 % en 2011 et 6.4 % en 2010. En outre les ménages ont moins recours au financement par endettement (- 2.1 % sur un an, depuis le début de l’année 2012, après + 1.6 % en 2011 et + 6.8 % en 2010).
Selon Crédit Logement, « l’année 2012 ne commence pas très bien ». « Dans un contexte économique morose, le contrecoup du mouvement d’anticipation de la fin 2011 est sensible : le recul est ainsi de 49.4 % sur le mois de janvier 2012. Pour comparaison, le recul du marché avait été de 34.1 % en 2011 à la même époque. En glissement annuel, le recul de la production a été de 25.7 % en janvier 2012 » souligne l’Observatoire.
Embellie inattendue au quatrième trimestre
Ce dernier fait toutefois remarquer qu’au cours du 4ème trimestre, une embellie inattendue s’est fait jour sur le marché des crédits immobiliers, avec une production en progression de 23.5 % par rapport au trimestre précédent. Cette bonne tenue du marché, qui doit beaucoup aux diverses annonces gouvernementales (fin du PTZ+ dans l’ancien, Scellier remanié, régime des plus-values modifié en début d’année), masque toutefois, selon Crédit Logement, « la réalité d’un marché hésitant et très fragile ».
