Le maire PS de Paris a, dans un communiqué critiqué une "baisse inacceptable", des dotations de l'Etat pour le logement social à Paris.
Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a, hier vertement critiqué la "baisse inacceptable", des crédits de l'Etat pour le logement social à Paris. Pour lui, la baisse des crédits de l’Etat atteint presque 30 % en trois ans, alors que le logement social était une priorité pour l'édile parisien.
"L'enveloppe notifiée par l'État à la collectivité parisienne pour 2012 s'établit à seulement 90 millions, soit une baisse de 29 % en 3 ans", a noté le maire dans un communiqué. "Les crédits délégués par l'État aux collectivités locales pour financer le logement social ont baissé de 40 %, passant de 630 millions d'euros en 2010 à 450 millions d'euros en 2012. A Paris, ces crédits qui étaient de 127 millions en 2010, ont été ramenés à 100 millions en 2011" a-t-il indiqué.
"70 % des Parisiens étant éligibles au logement social, le développement du parc social est donc ma priorité politique. Malgré le désengagement de l'État, nous financerons en 2012, 6 000 logements, en mobilisant 450 millions d'euros, soit des moyens financiers 5 fois supérieurs à ceux attribués par l'État au logement social dans la capitale", a-t-il ajouté. Dans le cadre du Plan Local de l'Habitat, le maire indiqué s’être engagé « à atteindre le taux de 20 % de logements sociaux en 2014, soit 6 ans avant l'échéance fixée par la loi SRU ».
