Le président de l’UNPI a dénoncé mardi les dernières mesures en matière de taxation sur l’immobilier.
Le président de l’UNPI, Jean Perrin, a tenu ce matin une conférence de presse sur le thème de la fiscalité après un passage sur le plateau de BFM, dans l'émission "Good Morning Business". Le président de l’UNPI a notamment dénoncé la pression fiscale qui pèse sur les propriétaires, mettant en garde contre un possible « désinvestissement massif » qui pourrait se produire dans le secteur. Selon l’UNPI, les revenus fonciers sont en effet plus taxés que les revenus du travail ou ceux de capitaux mobiliers.
« Selon les taux d’imposition applicables, il apparaît que la rentabilité nette d’un immeuble locatif ancien tend à se rapprocher de zéro si l’on additionne notamment l’impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux et, le cas échéant, l’ISF et/ou la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus instaurée en 2012 » a indiqué l’UNPI dans un communiqué, son président n’hésitant pas à parler de « matraquage » des propriétaires bailleurs.
L’UNPI demande une baisse de la fiscalité
L’UNPI prend ainsi pour exemple un contribuable imposé au taux d’imposition à 30%, à qui il ne reste qu’un revenu net de 327 €, lorsqu’il encaisse 1 000 € de loyers. L’Union précise que ce revenu restant peut aller jusqu’à 261 euros s’il est imposé à 41%, et jusqu’à 240 euros s’il paie tous les impôts actuels au taux plafond.
L’Union a en outre rappelé que les prélèvements sociaux, la TVA applicable aux travaux effectués dans les logements ou encore le taux normal de TVA ont tous subi ou vont subir des augmentations. Elle demande donc une baisse de la fiscalité des revenus fonciers, le rétablissement d’un abattement de 15 % sur les revenus fonciers, l’instauration d’un amortissement des immeubles acquis par les particuliers sur 30 ans, et le plafonnement de la hausse de la taxe foncière.
« Il est primordial que la fiscalité ne vienne pas, en étant trop fluctuante et confiscatoire, pénaliser ceux qui ont fait le choix d’investir à long terme dans l’immobilier » conclut l’Union.

L’UNPI réclame un abattement de 15% sur les revenus fonciers. Or il y a déjà un abattement de 30% en régime microfoncier