<p>(SDH/LPI)</p>
La CAPEB a annoncé ce matin une croissance de seulement 0.5% au premier trimestre 2012. La fédération s’inquiète du ralentissement de l’activité et des difficultés de trésorerie des entreprises.
Coup de froid dans le secteur de l’artisanat du bâtiment. L’interruption de l’activité liée à la période de froid de février a pesé sur la croissance, selon la CAPEB, qui s’inquiète en outre des perspectives futures.
« L’arrêt de 3 à 4 semaines des chantiers au mois de février a créé un véritable trou d’air. L’application des plans de rigueur décidés en 2011 n’améliorera pas la situation du secteur avec le recentrage du PTZ+, la disparition du dispositif Scellier et la hausse du taux réduit de TVA de 5,5 % à 7 % ». indique Patrick Liébus, président de la CAPEB, qui fait état « d’une grande inquiétude pour 2012 ».
Si le marché de la rénovation (0%) a plus souffert que la construction (+1.5%), ce dernier secteur a vu sa croissance nettement ralentir (-3.5 points) par rapport au trimestre précédent. Seul secteur à tirer son épingle du jeu : les travaux d’amélioration de la performance énergétique des logements, dont l’activité progresse de 3%. Parmi les corps de métier, la maçonnerie a particulièrement souffert de la vague de froid de février (-1%).
Les carnets de commandes en baisse
La confédération a également fait état d’une baisse des commandes ce trimestre, tant en entretien-rénovation que dans le secteur de la construction neuve. « Alors que cette situation ne s’était plus reproduite depuis 2010, une plus forte proportion d’artisans déclare désormais une baisse des commandes (17 % en construction neuve et 18% en entretien-rénovation) » note la CAPEB. Seule note positive : la région Rhône-Alpes connait un net renouvellement des plans de charges, avec une hausse de 5% des carnets de commandes.
La CAPEB s’inquiète de cette dégradation de la conjoncture. « L’accès au crédit indispensable à la vitalité des entreprises artisanales, la détérioration des délais de paiements des particuliers et la dégradation des marges sont autant de facteurs qui affectent la trésorerie des entreprises » s’inquiète la fédération. Le solde d’opinion baisse en outre pour revenir à une situation semblable à 2010, avec 22 % des entreprises déclarant connaître une dégradation de leur trésorerie alors qu’à l’inverse 10 % font état d’une amélioration.
Patrick Liébus, Président de la CAPEB, explique : « Si les réseaux bancaires ont besoin de reconstituer leurs fonds propres avec l’application de Bâle III, il est inadmissible qu’ils tarissent l’accès aux crédits aux petites et moyennes entreprises ». Le dirigeant demande ainsi une rencontre avec l’ensemble des acteurs concernés en vue de trouver des solutions viables pour maintenir l’activité.
