Le Grand Lyon va débattre au mois de juin sur l’augmentation de 30% des droits à construire votée au Parlement. Pour Gérard Collomb, la mesure ne répond pas au mieux aux objectifs d’intensité urbaine.
La hausse des droits à construire n’emballe pas le Grand Lyon. A l’occasion de la conférence de presse pré-communautaire, son président, Gérard Collomb, s’est montré pour le moins réservé à l’idée d’appliquer une augmentation générale des droits à construire. « On verra cela dans quelques temps. Par le PLU, on modifie les choses, mieux qu’à la parcelle (…). Ce n’est pas exactement comme cela, qu’à mon avis, on peut faire l’intensité de la ville » a indiqué Gérard Collomb.
Les professionnels pas enthousiastes
« On va lancer un débat en conseil de communauté au mois de juin, vraisemblablement, une concertation du public puisque la loi prévoit une concertation d’un mois, alors que (le PLU), c’est deux ans. Il y a quand même une différence » a pour sa part fait remarquer Martine David, maire de Saint Priest, et vice-présidente du Grand Lyon chargée du PLU et du SCOT. « Nous aurons sans doute à prendre une décision au mois de novembre prochain, en tout cas avant le 20 décembre, puisque c’est neuf mois après le vote de la loi sur les 30%. Ne faire aucune différenciation sur tout le territoire d’une majoration de 30% de droits à construire, ça paraît assez discutable, donc il faudra que l’on en discute » a précisé l’élue.
Pour Gérard Collomb, les professionnels de l’immobilier ne seraient pas particulièrement demandeurs. « Nous consultons les professionnels qui ne nous semblent pas d’un enthousiasme fou pour la mesure qui a été proposée » a indiqué le président du Grand Lyon. Pour Martine David, ces derniers s'attendraient plutôt à ce que les outils actuels soient mieux utilisés.
