Le marché de l’immobilier logistique a connu un début d’année timide dans la région lyonnaise.
Le marché lyonnais de la logistique a démarré timidement l’année. Selon Arthur Loyd Logistique, l’entité logistique du réseau national Arthur Loyd, le premier trimestre s’est soldé sur ce marché, par une demande placée de 50.000 m2, soit un début d’année jugé timide par le conseil en immobilier logistique.
Plus globalement, la demande placée pour les entrepôts de plus de 10 000 m² sur le marché français a atteint 420.000 m2 sur le premier trimestre, dont l’écrasante majorité - 75% - se concentre sur la dorsale nord-sud, qui va de Lille à Marseille en passant par Paris et Lyon.
La demande placée atteint 420 000 m² : les principaux marchés de la dorsale que sont Lille, Paris et Lyon (Marseille restant hors-jeu en ce début d’année avec moins de 10 000 m² placés) concentrent 75 % des commercialisations. La région parisienne a capté une fois de plus la majeure partie de la demande placée, avec près de 250 000 m², « sous l’impulsion des chargeurs et boosté par l’acquisition de 95 000 m² par Intermarché à Vert-Saint-Denis » note toutefois Arthur Loyd.
Une offre qui tend à se raréfier
Sur les autres marchés on notera la performance au ralenti du Nord-Pas-de-Calais avec 32 000 m², et la performance insignifiante de Marseille, avec moins de 10.000 m2 placés. Le conseil en immobilier logistique note toutefois que les marchés secondaires retrouvent un certain dynamisme, avec 80 000 m² placés, dont 47.000 m2 en région Alsace-Lorraine.
Le marché pourrait toutefois être pénalisé par l’offre disponible, notamment sur les grands entrepôts. Le stock immédiat tend, depuis un an, à s’amenuiser. Pour Didier Terrier, Directeur Général d’Arthur Loyd Logistique «dorénavant, les disponibilités sur les surfaces supérieures à 30 000 m², prisées tout particulièrement par les utilisateurs en quête d’optimisation pour les uns, de mutualisation pour les autres, deviennent de plus en plus rares, quelles que soient les régions. » « Il sera difficile de répondre à la demande exprimée sur ces grandes surfaces et ce contexte pénalisera malheureusement la bonne tenue du marché en 2012 » conclut-il.
De ce fait, dans les régions où l’offre tend à manquer, les valeurs pourraient repartir à la hausse, dans le neuf comme dans l’existant. Pour l’heure, les valeurs en neuf s’établissent en moyenne à 52€/m²/an à Paris et dans une fourchette de 44 à 46€/m²/an sur le reste de la dorsale.
