Crédit Logement a fait part aujourd’hui de son observatoire mensuel. Il en ressort une baisse importante des taux de crédit, qui s’accompagne toutefois d'une baisse de la production.
L’Observatoire Crédit Logement CSA a une nouvelle fois fait état d’une baisse des taux de crédit immobilier en avril, après avoir déjà baissé en mars. Les taux ont ainsi reculé de 0.17 point, à 3.67%, contre 3.84% l’an dernier. Une baisse qui concerne l’ensemble du marché, et pas seulement celui de l’ancien : les acquéreurs ont également bénéficié dans le neuf et sur le marché des travaux, de taux plus attractifs. Du coup, la part de la production inférieure à 4% s’envole : elle passe ainsi de 53.4% à 66.4%.
La production à la baisse en avril
Cette baisse importante des taux, de nature à resolvabiliser les acquéreurs, s’est toutefois accompagnée d’un net repli de la production. « L’année 2012 n’a pas bien commencé » constate l’Observatoire. « Dans un contexte économique morose, le contrecoup des anticipations de la fin 2011 a lourdement pesé sur le mois de janvier 2012 (- 35.3 %). La production s’est alors partiellement ressaisie en février (+ 7.7 %) : mais la demande reste déprimée et, sans soutien public majeur, la production a de nouveau reculé en mars (- 10.2 %) et en avril (- 9.5 %) » note-t-il. Au final, le repli se monte à 32,2 % sur les quatre premiers mois de l'année.
L’autre transformation d’ampleur observée par Crédit Logement a été la poursuite de la baisse de la durée moyenne des prêts, qui s’est monté à 200 mois en avril, contre 204 mois en mars. La durée des prêts a ainsi connu une nette baisse depuis février, lorsqu’elle atteignait 212 mois. En passant sous les 204 mois, la durée des crédits n’avait ainsi jamais été aussi courte depuis la fin 2005.
Baisse des durées de prêt
La sélectivité des banques est-elle à l’origine de ce raccourcissement des durées de prêt ? Probablement. On notera que, parallèlement, les apports augmentent : l'apport moyen a ainsi atteint 28,6 % du coût de l'opération à fin avril, contre 24,7 % il y a un an.
« L’apport personnel enregistre une nouvelle progression (+ 10.2 % en 2012, après + 9.1 % en 2011 et + 6.4 % en 2010) : retrait des ménages (les plus) modestes, prudence des emprunteurs ... Ces évolutions « bouleversent » les équilibres des plans de financement des opérations. Aussi, alors que la progression des coûts des opérations ralentit, les ménages réduisent leur recours à l’endettement» analyse Crédit Logement.
