Le premier ministre a, dans son discours de politique générale, indiqué vouloir la construction de 150.000 logements sociaux par an, pour faire baisser les tensions sur le marché du logement.
Jean-Marc Ayrault a, hier, renouvelé hier, dans son discours de politique générale, l’ambition du gouvernement de construire 500.000 logements par an, dont 150.000 logements sociaux. « Les ménages modestes ont été particulièrement pénalisés par la flambée des prix au cours des dernières années » a expliqué le premier ministre. « Pour répondre aux besoins, un objectif de construction annuelle de 500 000 logements, dont 150 000 logements sociaux, sera mis en œuvre » a-t-il indiqué.
Pour cela, le premier ministre a repris les engagements énoncés dans la campagne par François Hollande. « Un plan de mobilisation du foncier sans précédent sera lancé, avec les terrains vacants de l’Etat qui seront mis gratuitement à la disposition des collectivités locales dans des programmes d’aménagement urbain respectueux de la mixité sociale et le plafond du Livret relevé pour répondre aux besoins de financement » a indiqué le premier ministre, qui s’est dit en outre décidé à renforcer les sanctions vis-à-vis des communes qui ne respectent pas leurs obligations en matière de loi SRU, avec des pénalités multipliées par cinq.
L’encadrement des loyers mis en place
Le premier ministre a enfin rappelé qu’un décret encadrant les loyers dans les villes où les tensions sont les plus fortes sera adopté avant la fin du mois. En outre, un plan « ambitieux » de performance thermique de l’habitat sera mise en place, pour les logements neufs comme pour le parc ancien.
Pour atteindre ses objectifs de 2.5 millions de logements en 5 ans, le premier ministre aura fort à faire. Avec la crise, les mises en chantier ont nettement reculé. Selon les dernières statistiques du ministère du développement durable, 350.000 logements ont été mis en chantier sur un an glissant, un chiffre bien inférieur aux 410.000 logements mis en construction en 2011. Et certains experts tablent sur une baisse, à 300.000 mises en chantier à la fin de l’année.
Quant aux dispositifs fiscaux d’aide à l’investissement locatif, ils n’ont à aucun moment été mentionnés par le premier ministre. Le gouvernement devrait donc s’orienter vers des aides à l’investissement locatif avec toutefois des contreparties sur les loyers. « Pas d’avantage fiscal sans contrepartie sociale » avait indiqué l’équipe de François Hollande durant sa campagne. Jean-Marc Ayrault et Cécile Duflot devraient sans nul doute suivre cette feuille de route.
