Si le marché de l’immobilier lyonnais de bureaux a nettement ralenti au premier semestre, selon la FNAIM Entreprises, il conserve un statut à part en région.
Le marché régional de l’immobilier tertiaire a connu un premier semestre 2012 mitigé au regard des premiers chiffres délivrés par les observatoires et entreprises du secteur. Toutes les métropoles n’ont pas connu les mêmes évolutions au cours des six premiers mois de l’année.
Premier constat : Marseille rebondit, avec 33 000 m² de bureaux commercialisés au 1er semestre 2012. C’est 25% de plus que l’an dernier même période, note ainsi DTZ, les secteurs « Euroméditerranée et Centre ville » ayant nettement bénéficié de ces bons résultats, avec déjà près de 20 000 m² de demande placée. Le loyer prime dans la ville atteint 230 euros.
Lille reste également un marché dynamique, avec une activité en hausse de 7%, à 56 700 m², contre 52 700 l’an dernier, selon les derniers chiffres publiés par BNP Paribas Real Estate. Pour Vincent Martin, directeur régional de BNP Paribas Real Estate Transaction, ce premier semestre devrait permettre de dépasser une fois de plus les 110.000 m2 de bureaux en fin d’année.
Le marché tertiaire de Bordeaux a quant à lui connu également un bon trimestre, avec 42 000 m² pour 100 transactions, soit un chiffre dans la moyenne haute de ces 5 dernières années, selon les chiffres publiés en cours de semaine dernière par l’Observatoire de l’immobilier Bordeaux Métropole (OIB). La perspective de l’année 2012 reste donc globalement positive.
Lyon a quant à lui maintenu son rang incontesté de premier marché immobilier tertiaire en Région, même si celui-ci s’est révélé en retrait de 22%, à 90.000 m² de bureaux commercialisés sur les six premiers mois de l’année, contre 115.000 m² l’an dernier à la même période, selon les derniers chiffres de la FNAIM Entreprises. Il faut dire que le cru 2011 avait été exceptionnel en termes de demande placée. La baisse s’explique notamment par le manque d’offres et par les financements plus difficiles à obtenir. Reste que le marché lyonnais garde une place à part, grâce notamment au dynamisme de la Part-Dieu. Or le manque d’offres et de livraisons en 2012 dans ce secteur tend à peser sur un marché très friand en surfaces neuves…
