L’ex patron du CIF, Claude Sadoun, estime, dans un entretien au Figaro, que la fin programmée du CIF va poser un problème sur le plan de l’accession sociale.
Après avoir été mis à la retraite fin août, suite à la garantie apportée par l’Etat au Crédit Immobilier de France, Claude Sadoun, l’ex patron de l’établissement, s’exprimait aujourd’hui dans le Figaro. L’ancien dirigeant craint que la disparition de l’établissement n’ait un impact négatif sur le front de l’accession sociale à la propriété.
« Que l'Etat se pose la question de savoir s'il veut ou non promouvoir une vraie politique du logement avec pour composante indispensable l'accession sociale à la propriété. Si la réponse est oui, et je n'en doute pas, que l'Etat fasse du CIF un acteur public au service du logement » a notamment indiqué Claude Sadoun.
Une voie de secours?
Malgré la mise sous gestion de facto en extinction de la banque, il veut ainsi croire que « l'établissement est sain ». Le CIF reste ainsi « la seule institution reconnue en France pour sa capacité à aider les ménages très modestes à devenir propriétaires, tout en prenant les sûretés nécessaires pour que le risque soit maîtrisé » a-t-il expliqué.
Il veut ainsi croire à une porte de sortie pour la banque qui pourrait s’adosser à un autre acteur pour sa survie. « Il n'est pas trop tard pour étudier un adossement du CIF, par exemple à un établissement public, quitte à le restructurer car certaines activités ne relèvent pas du domaine concurrentiel » explique-t-il.
