A la faveur du lancement de l’UDI au niveau national et de la présentation de leurs premières propositions pour Lyon, les centristes attaquent de front la politique du président du Grand Lyon.
Développement économique, covoiturage : les sujets qui fâchent entre le maire de Lyon et les centristes ralliés à l’UDI ne manquent pas depuis quelques jours. Profitant de la dynamique de la présentation de leurs premières idées pour Lyon dans l’optique de 2014 et de la recomposition des centres au niveau national avec la création de l’UDI, les centristes lyonnais ont attaqué coup sur coup le sénateur maire de Lyon, Gérard Collomb sur le covoiturage, et sur le développement économique.
Dans l’optique de la fermeture du tunnel de la Croix Rousse, le groupe a notamment fustigé lundi la politique trop peu ambitieuse du Grand Lyon en la matière : « Le covoiturage mérite mieux qu’une communication d’opportunité et quelques applications pour smartphones » a indiqué le groupe centriste, emmené par Christophe Geourjon. Le groupe souhaiterait mettre en place « des gares de covoiturage à proximité immédiate des terminus métro ou tram de l’agglomération pour booster réellement cette pratique » à même d’offrir des services tels que « presse, boulanger, primeur, point relais de colis et restauration ».
Un développement qui n’a « pas attendu » Collomb
Sur le développement économique, le groupe rappelle que « si Gérard Collomb, s’est octroyé la part belle dans les succès économiques de Lyon ces dernières années », « le modèle lyonnais ne l’a pas attendu pour fonctionner, quelle que soit la pertinence de certaines de ses actions ».
Les centristes rappellent ainsi que l’ADERLY a été créée en 1974, que les plans Technopôle ont débuté dans les années 80-90, et que l’élaboration du schéma de développement économique a débuté en 1997. « Les ENS sont arrivées avant 2001. Quant au laboratoire P4 Jean Mérieux, inauguré en 1999, on ne peut pas y voir un exemple de chimie ancienne sur le déclin » a indiqué le groupe. Quant aux projets initiés depuis 2001, la majeure partie de la réussite de ces projets majoritairement nationaux est due « à la mobilisation des acteurs économiques locaux ».
Aussi ils encouragent Gérard Collomb à faire preuve de plus de modestie. Le modèle lyonnais, « ce n’est pas une communication ostentatoire, un discours d’autosatisfaction permanente récupérant les réussites des autres sans rien inventer. C’est une coopération d’acteurs, dans un seul but, développer Lyon, et innover » indiquent-ils.
