La réquisition de la Caserne Raby a été critiquée par le Secrétaire départemental adjoint de l’UMP du Rhône, Yann Compan.
L’hébergement de personnes SDF pour l’hiver dans l’ancienne caserne Raby de Bron pose question à Yann Compan, Secrétaire départemental adjoint de l’UMP du Rhône. Celui-ci a critiqué l’absence de concertation auprès des riverains sur la réquisition de cette caserne, et émis des craintes quant aux conditions de l’utilisation du site par l’Etat pour le relogement de SDF.
Ce site de 16 hectares est l’une des plus grandes réserves foncières du Grand Lyon, et abritait, près de 400 familles de gendarmes sur ce foncier situé entre le périphérique Laurent Bonnevay, la route de Genas et le stade Pierre Dubœuf. Le site fait partie des sites de l’Etat mobilisables dans le cadre de la nouvelle loi sur le logement, qui devrait être représentée courant novembre devant le Parlement.
Les gendarmes ayant été redéployés cet été sur Sathonay Camp, la caserne était provisoirement libre avant le réaménagement du site. 100 places pour 24 familles ont donc été mises à disposition de familles roumaines, bulgares et françaises sur une partie de la caserne, la gestion de l’hébergement étant confiée à l’armée du salut.
Lors d’une réunion publique à l’hôtel de ville de Bron concernant l’avenir du site, la maire Annie Guillemot, Isabelle David, Secrétaire Générale de la Préfecture du Rhône, Alain Marc, Préfet délégué à l’égalité des chances et Gille May – Carle, Directeur départemental de la cohésion sociale, ont donc expliqué les conditions de cet hébergement dans le cadre du Plan de Renfort Hivernal.
La question de cette réserve foncière
Yann Compan craint que l’utilisation de la caserne Raby pour le Plan de Renfort Hivernal sur près de 16 hectares, qui « représente une opportunité rare pour une ville de proposer des aménagements ambitieux, novateurs, destinés au bien-être de ses habitants », ne suscite la défiance par rapport au projet d’aménagement. Ce dernier devrait reposer sur trois principes : la construction de logements dont 20 à 25% d’habitat social, la création de structures économiques et enfin, des équipements collectifs.
Or, l’utilisation de la caserne de Bron pourrait bien, selon lui, faire se répéter le précédent de Vaulx-en-Velin, où des Roms avaient été évacués. « Nous pouvons très vite nous retrouver dans une situation tendue comme ce fut le cas à Vaulx-en-Velin avec le campement de Roms et une défiance par rapport au projet d’aménagement » note-t-il sur son blog. Il redoute notamment que la vidéo-surveillance présente sur le site, et la condamnation du reste des bâtiments de la résidence, ne soient pas suffisantes pour assurer la sécurité pendant plusieurs années.
En outre, il se pose la question quant à "la capacité, la vocation, la possibilité" de la ville de Bron "d’accueillir plus de familles démunies alors que la part de logements sociaux dans la commune est déjà largement au dessus du taux préconisé par le Grand-Lyon".

Je pense qu’en matière de solidarité, on n’en fait jamais assez, donc tant mieux si la caserne est réquisitionnée !