Les ventes sont restées stables dans le Sud Loire et la Proche Haute Loire durant les 9 premiers mois de l’année 2013.
Les ventes dans l’immobilier neuf tendent à stagner en région stéphanoise. Présentées le 13 décembre dernier à l’occasion du dernier Observatoire de l’habitat organisé par l’agence d’urbanisme Epures, les dernières observations du marché compilées n’incitent pas à l’optimisme pour le secteur.
En cause, un environnement économique et financier délicat, et une perte de confiance de la part des personnes qui envisagent un achat immobilier. Dans le Sud Loire et la Proche Haute Loire – région qui regroupe Saint Etienne Métropole, mais aussi le pays de Saint Galmier et le Montbrisonnais - les ventes dans la promotion immobilière sont ainsi restées stables sur 9 mois. 261 ventes ont ainsi été comptabilisées entre janvier et septembre, contre 263.
Les prix, eux sont plutôt bas comparativement aux autres secteurs de la Région : il faut ainsi compter 2630 euros en moyenne pour un mètre carré neuf sur Saint Etienne Métropole sur les 9 premiers mois de l’année, soit des prix bien inférieurs aux prix lyonnais, qui, eux, restent supérieurs à 4.000 euros. Le Sud de la Plaine et le pays de Saint Galmier ont en outre vu leur prix baisser de manière très importante.
Inadéquation offre / demande
Pour Mamar Abed Relam, du service Habitat de la ville de Saint-Etienne, on observe notamment « une baisse de l’investissement pur, du fait de la fin du dispositif Scellier, au profit d’investisseurs plus familiaux, qui souvent achètent soit pour un ascendant, soit pour un descendant, dans le but d’avoir un bien pour plus tard, et notamment pour la retraite ». La part des investisseurs est ainsi en recul à 33% du total des ventes sur le Sud Loire, 67% étant à destination des propriétaires occupants. Inversement, les ventes dans Saint Etienne Métropole restent majoritairement tournées vers l’investissement (61% contre 39%).
Il relève également que les produits pour l’essentiel restent qualitatifs. « Aussi, la difficulté de commercialisation est surtout due à une inadéquation entre l’offre et la demande ». Pour certains promoteurs, l’offre serait ainsi trop importante par rapport à la demande potentielle du territoire. Pour d’autres intervenants, le problème viendrait plutôt du prix des biens, ces derniers restants chers par rapport aux aspirations de la demande.
Facteur prix
« Pour d’autres, ce n’est pas un facteur prix, mais simplement un environnement qui s’est totalement rigidifié, avec les conditions d’octroi des prêts qui se sont durcies» note Mamar Abed Relam, qui indique également que les logements en rez-de-chaussée ou à plus de 90m2 trouvent de réelles difficultés à se commercialiser. Le technicien évoque également les difficultés des promoteurs à commercialiser les logements en VEFA. Les délais de commercialisation, logiquement, augmentent, du fait de ventes atones, et de mises en vente toujours dynamiques. On observe un nombre important de retraits de commercialisation, et, de fait, de nombreux désistements de la part des acquéreurs.
Du point de vue des profils des acquéreurs, les ménages avec enfants sont peu présents sur le marché. L’achat en promotion immobilière est plutôt le fait de retraités ou de primo-accédants sans enfants, qui débutent leur parcours résidentiel. « Aujourd’hui, il y a peu de contacts dans les bulles de vente. Toutefois, les personnes qui vont dans les bulles de vente sont dans de véritables projets d’acquisition : il y a donc plus de concrétisation » indique note Mamar Abed Relam.


Le prix de location à Saint Etienne Centre-Ville est compris entre 5 et 7 euros/m², les prix de vente sotn ridiculement bas alors que les coûts de construction ne cessent d’augmenter. Les promoteurs prennent de très gros risque financier pour des constructions qui ne trouvent pas preneur.
Il n’y a que les programmes sociaux faisant l’objet de subvention qui s’en tirent plus ou moins bien comme sur le Crêt de Roc ou Beaubrun. En revanche c’est le marasme dans les quartiers Centre2 et Fauriel.