L’ex-friche RVI, dans le 3ème arrondissement de Lyon, doit voir commencer au quatrième trimestre 2013 des travaux de dépollution. Le cout de cette dernière a toutefois été revu à la hausse.
La requalification de la friche RVI se poursuit. Après une première phase de libération de cette dernière, la SEPR a posé, l’an dernier, au premier trimestre 2012, au sud de la friche la première pierre de son nouveau site, qui a marqué le début de l’aménagement de ce vaste tènement devant aboutir in fine à la création d’un campus de la formation professionnelle, accompagné d'une médiathèque et d’un espace vert au nord-est de la parcelle.
Alors que la FCMB et la SEPR, deux organismes de formations qui occuperont le sud du site, ont assuré la maitrise d’ouvrage directe des démolitions de leurs ilots respectifs dans le cadre d’un bail emphytéotique à loyer nul, le Grand Lyon a, de son côté, assuré la maitrise d’ouvrage directe des démolitions et de la dépollution du reste du site. Toutefois, le coût des dépollutions s’avère bien plus important que prévu sur le nord-est du site. A l’époque des premières études, l’occupation du site n’avait pas permis la réalisation de tous les sondages pour évaluer l’ampleur de la pollution.
Une rallonge importante
Or, à l’issue d’une nouvelle campagne de sondage réalisée à l’été 2012, celle-ci s’est révélée plus importante que ce qui avait été prévu par la première campagne d’investigations sur l’ilot situé au nord-est de la tranche, et qui devrait normalement accueillir la Cité de la création. « Quand on a pu faire les études, on s’est aperçu que la pollution était plus importante que ce que l’on pensait » a indiqué Gilles Buna, vice-président du Grand Lyon en charge de l’urbanisme. Du coup, une dépollution par excavation devra être effectuée.
De ce fait, une nouvelle délibération a été votée hier par le Grand Lyon, prévoyant une demande d’autorisation de programme complémentaire présentée au conseil communautaire. La rallonge devrait atteindre 3.1 millions d’euros supplémentaires. Au final, le coût des dépollutions devrait atteindre 3.5 millions d’euros.

