Ce ne serait pas pour le compte de fonds qataris mais pour le compte d'Abu Dhabi que la société Grosvenor aurait acheté la Rue de la République. C’est en tout cas ce qu’affirme Lyon Capitale.
Le nom du réel acheteur de la Rue de la République enflamme les esprits lyonnais. Hier le Progrès affirmait que l’artère commerçante la plus valorisée de Lyon avait été rachetée par le Qatar. En réalité, il ne s’agirait pas de cet émirat, qui s’est déjà illustré à l’occasion du rachat de nombreux immeubles dans le quartier des affaires parisiens (comme celui, par exemple du Virgin Megastore du 52 avenue des champs Elysées). Le véritable acheteur serait en réalité Abu Dhabi, selon Lyon Capitale.
Retour en arrière. Nous sommes fin août. ANF Immobilier, à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, est sur le point de céder son patrimoine immobilier lyonnais à Grosvenor, la société immobilière appartenant au Duc de Westminster.
Une artère historique
L’offre de Grosvenor, arrivée fin juillet, est conséquente : plus de 300 millions d’euros. Elle porte sur l’ensemble du patrimoine lyonnais d’ANF, « à l’exception des projets TAT et Milkyway et de trois autres immeubles ». ANF Immobilier avait, elle, hérité de ces actifs qui appartenaient auparavant à l’ex-Rue Impériale, la société historique de gestion de ces actifs construits dès le Second empire sous l’impulsion du préfet Vaïsse. Rachetée en 2004 par Eurazéo, la maison mère d’ANF, les immeubles de Rue Impériale (son ancien nom) s’étaient par la suite fondus dans ANF, société qui regroupait des actifs lyonnais mais aussi marseillais et bordelais.
Finalement, Grosvenor aurait, selon Lyon Capitale, agi pour le compte de clients du Golfe. Ce qui a fait dire à Denis Broliquier lors de ses vœux que les immeubles auraient été rachetés par des fonds qataris. En fait, ce serait, selon Lyon Capitale, non pas le Qatar, mais Abu Dhabi, un émirat voisin, qui aurait financé ce rachat via son fonds souverain, l’un des plus puissants au monde après celui de Singapour.
