L’indicateur synthétique du climat des affaires publié mardi par l’INSEE a gagné un point. Il reste toutefois loin de sa moyenne de long terme.
Le bâtiment reste dans une mauvaise passe. Selon l’indice du climat des affaires réalisé auprès de chefs d’entreprises des entreprises du bâtiment, l’indicateur synthétique reste loin de sa moyenne de long terme, à 94 points. Il gagne toutefois un point, mais l’indicateur de retournement est pour sa part en zone défavorable.
« Les entrepreneurs estiment que leur activité reste dégradée sur la période récente. Ils demeurent pessimistes concernant leur activité dans les prochains mois » estime l’INSEE, qui note en outre que la situation de l’emploi dans le secteur reste mal orientée, et ce malgré un léger redressement. Les soldes correspondant à l’emploi passé et à l’emploi prévu restent en dessous de leur moyenne de long terme.
Carnets inférieurs à la normale
Le niveau des commandes est jugé dégradé, les entrepreneurs étant, en avril, presque aussi nombreux qu’en mars à juger leurs commandes inférieures à la normale. Le solde d’opinion correspondant « se situe à un niveau inférieur à sa moyenne de long terme » note l’INSEE, à -44 contre -43 en mars. Les carnets de commandes s’établissent à 7.2 mois de production, contre 7.1 mois en mars.
Le taux d’utilisation des capacités de production est, pour sa part, en baisse, à 86.1, contre 86.6 points en mars, soit un niveau bien inférieur à sa moyenne de longue période. Parallèlement, « un peu moins d’une entreprise sur deux continue d’éprouver des difficultés de recrutement » note l’INSEE.
Les chefs d’entreprise sont, en avril, plus nombreux qu’en mars à signaler des replis des prix, avec un solde d’opinion inférieur à sa moyenne de longue période.
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