<p>(SDH/LPI)</p>
Avec les baux d’Incity et de Sanofi, le premier trimestre 2013 marque un rebond par rapport à la moindre dynamique du deuxième semestre 2012.
Le premier trimestre de l’année 2013 a été actif pour le marché immobilier tertiaire lyonnais. Selon la société de conseil en immobilier d’entreprise DTZ, 78.500 m2 de bureaux ont en effet été placés au premier trimestre 2013. Il faut dire que de grosses opérations ont dopé ce dernier : Incity et Sanofi expliquent à eux seuls plus de la moitié de la performance du marché lyonnais.
« Le marché lyonnais enregistre une excellente performance, supérieure de 66% à celle du 1er trimestre 2012 » constate ainsi DTZ. De la même façon, les loyers sont à la hausse, avec des loyers prime et de première main orientés à la hausse, à 270 €/m²/an et 230 €/m²/an, tandis que la valeur locative de seconde main est restée stable d’une année à l’autre, à 150 €/m²/an fin mars.
Baisse de 20% des transactions
Mais sans ces deux opérations, le bilan aurait été tout autre pour l’immobilier de bureaux lyonnais, le conseil ayant constaté une baisse de 20% des transactions. Sur les plus petites surfaces, les commercialisations reculent d’une année sur l’autre, « dans des proportions allant de -15% pour les surfaces comprises entre 1 000 et 2 000 m² à -46% pour les surfaces entre 500 et 1 000 m² » tempère en effet le conseil, qui parle ouvertement de « marché à deux vitesses ».
Les disponibilités à 6 mois se montent à 366 700 m² à la fin du 1er trimestre 2013, dont plus la moitié des surfaces est de la seconde main, sur les secteurs de Vaise/Lyon 9ème (23%) et Lyon 7ème/Gerland (19%).
Ralentissement
Néanmoins, on assiste, avec le ralentissement du marché, à une nette transformation du stock, avec une progression de 30% des surfaces neuves en un an, lesquelles représentent 159 200 m² à la fin du 1er trimestre 2013, en raison des livraisons à venir dans les 6 prochains mois. Le taux de vacance reste toutefois contenu, à 5,9%.
Pour Thomas Durand, le marché lyonnais a été le théâtre de deux transactions dont le gabarit est peu commun pour le marché lyonnais. « Paradoxalement, le nombre de prises à bail diminue de nouveau sur ce début d’année (-20 %), résultat du climat général actuel …. Les prochains mois s’annoncent identiques, avec d’autres projets d’envergure en cours de finalisation, reflet d’un marché à deux vitesses pour 2013» note-t-il. «Le niveau de la demande reste satisfaisant mais la concrétisation des projets peut s’avérer plus longue que par le passé» note quant à elle Magali Marton, directrice des Etudes.
