Tout comme le marché francilien, le marché lyonnais de l’immobilier est en net recul, selon le dernier point trimestriel transmis par Arthur Lloyd Logistique.
Le marché lyonnais de l’immobilier logistique est en net repli. Selon les derniers chiffres d’Arthur Lloyd Logistique, le marché lyonnais est en effet en fort recul avec 160 000 m² placés, une tendance sensiblement identique au marché parisien. En Ile-de-France 400 000 m² ont ainsi été placés, soit son plus faible volume depuis 2008. En cause dans ces deux régions traditionnellement leaders, une « faiblesse des grandes transactions », une « rareté des clés-en-main » ainsi qu’une « moindre activité des prestataires ».
Pour autant, malgré la faiblesse de ces deux régions, la dynamique globale reste à l’amélioration au niveau national. « La tendance baissière constatée depuis 2012 sur le marché de l’immobilier logistique est enrayée au cours du 3ème trimestre, sous l’impulsion croissante des chargeurs de la grande distribution » note le groupe. Les transactions sur les marchés de la dorsale Nord-Sud ont ainsi totalisé 1 100 000 m² sur 9 mois, soit une hausse de 15 % par rapport à la même période de 2012.
Un rebond en fin d'année ?
Deux secteurs ont connu une évolution favorable au cours des derniers mois : le Nord-Pas-de-Calais et Marseille avec des volumes respectifs de 225 000 et 320 000 m². Deux grosses transactions expliquent en partie cette surperformance : les 72 000 m² de Gifi près de Douai et les 110 000 m² pour Castorama à St-Martin-de-Crau. Arthur Lloyd note en outre que « les marchés secondaires confortent leur progression, en hausse de 50 % par rapport à 2012, avec 470 000 m² placés, Centre et Bourgogne en tête ». Quant aux loyers prime ceux-ci restent stables à 51€/m²/an en Ile-de-France et de 41 à 44 € sur le reste de la dorsale.
Le foncier reste en outre une problématique significative en région lyonnaise : « l’offre immédiatement disponible repart légèrement à la hausse. Les capacités foncières des opérateurs restent significatives, sauf en région lyonnaise, mais les livraisons en blanc sont toujours en berne » explique le conseil.
« Grâce au rôle clé des acteurs de la grande distribution qui sont à l’origine de 70 % des commercialisations, le marché des utilisateurs semble se redresser pour préserver, voire dépasser le niveau de commercialisation de 2012 », conclut Didier Terrier, directeur général d'Arthur Loyd Logistique. «D’ici la fin de l’année, l’Ile-de-France et la région lyonnaise devraient aussi bénéficier de cet élan et retrouver des volumes de commercialisation plus conformes à leurs niveaux habituels».
