La création d’un Village des Marques à Villefontaine participe, selon le parti écologiste, à un modèle qui accentue la désertification des centre-villes et favorise l’étalement urbain.
EELV a affiché sa déception suite à la décision du conseil d’Etat permettant la création d’un Village des Marques à Villefontaine. « Après le Green7 de Salaise-sur-Sanne, le Retail Park de Chasse-sur-Rhône, l’accord du Conseil d’État pour la création d’un Village des Marques à Villefontaine signe l’envahissement des centres commerciaux dans les espaces périurbains de l’Isère » a ainsi indiqué indiqué Yann Mongaburu, porte-parole d'Europe Ecologie les Verts Isère.
Pour lui, « ces antres de la consommation sont soutenus par des élus qui croient y voir un potentiel économique de développement territorial. C’est pourtant ce modèle économique poursuivi depuis des décennies qui participent de la crise économique, sociale, environnementale que nous vivons ».
Un modèle gourmand « en aménagements routiers exorbitants », qui engendrent la construction de ronds-points et doubles voies aux frais du contribuable, et qui in fine « renforce la dépendance à la voiture individuelle pour le moindre achat, sans anticiper le coût de ces déplacements pour les habitants ».
Le parti rappelle « son attachement à un développement commercial repensé, s’inscrivant dans une politique de développement territorial, participant à la lutte contre l’étalement urbain.

C’est faux, les centres des grandes villes sont toujours convoités et le commerce de foule est mieux en dehors des beaux quartiers. Imaginez ce type de commerce dans le triangle d’or à Lyon 6ème !!!!!!
Je ne suis pas d’accord avec ce propos car le projet dont il est question repose aussi sur une infrastructure adaptée à une situation économique à venir et écologique. En effet, les infrastructures routières sont là avec l’A43 et les aménagements de la RN1006. Les infrastructures de transport public sont aussi au rendez-vous avec la gare TER de la Verpillière à quelques centaines de mètres ainsi que le service de Bus de la CAPI dont le maillage est, faut-il le rappeler pour une communauté d’agglomération de cette taille, incroyablement performant. Enfin, le projet s’inscrit dans un territoire en pleine expansion dont les aménagements en matière de protection de l’environnement sont aussi au rendez-vous. Alors, il est vrai que ce projet n’est pas sur Lyon et que le métro lyonnais n’arrivera pas au pied des futurs commerces. Il est aussi vrai que les portes de l’Isère sont encore trop le dortoir à l’Est de Lyon. Mais peut-on réellement reprocher à un territoire de vouloir prendre une place et fournir de l’emploi et des ressources à la proximité de milliers de personnes ? N’est-ce pas plutôt là un geste écologique permettant à tous les habitants du Nord-Isère, de l’Isère, de Rhône-Alpes, d’éviter d’aller dans les bouchons de nos belles villes de Lyon, Grenoble, Romans ou Troyes pour faire leurs achats ?