Le dernier point de conjoncture des Notaires de France fait état d'une hausse des prix au premier semestre. Sur le seul premier trimestre, la progression est importante en France comme en Rhône-Alpes.On attendait leur parution depuis début juillet et la parution des chiffres de la FNAIM et ceux de Century21. Les chiffres des notaires, qui font autorité en matière de prix des transactions immobilières, ont plus ou moins confirmé ce qu’avaient annoncé dans un premier temps la fédération et le réseau d’agences.
Alors que la FNAIM avait fait état d'une quasi stabilité du marché, et que Century21 avait annoncé une hausse de plus de 6% au premier semestre, les notaires annoncent eux sur le seul premier trimestre une reprise de l'ordre de 1.4% de l'indice INSEE-Notaires pour les appartements et de 1.2% de celui dédié aux maisons anciennes. A noter qu'il faudra attendre trois mois pour connaitre les chiffres définitifs du premier semestre, les notaires comptabilisant les prix effectifs de vente, et non les avant contrats comme le font les agences immobilières.
Sur les trois premiers mois de l'année, le prix moyen au mètre carré à Lyon pour les appartements anciens était de 2.733 euros, soit une hausse de 3.7%. La même tendance était également observable sur les appartements neufs: en Rhône Alpes, la hausse est de 2.7% à 3378 euros, une hausse certes appréciable mais bien inférieure à celle de l'Auvergne (+11.3%, 2583 euros) ou encore de l'Ile de France (+15.3%, 4.612 euros).
Néanmoins, on notera une véritable reprise des prix sur les front des maisons anciennes: la hausse est ainsi de 11.9% à Saint-Étienne, portant le prix moyen d'une maison à 179.000 euros dans la ville, et de 8.4% à Lyon soit une prix de vente moyen relevé à 262.500 euros.
« Le marché immobilier résidentiel ancien a retrouvé une activité d’avant la crise même si les volumes ne sont pas encore ceux des meilleures années» constate d’entrée les Notaires de France. Ainsi les prix, au niveau national, ont repris le chemin de la hausse au premier trimestre 2010, tant du point de vue des appartements que des maisons.
Les notaires y voient deux grandes explications : tout d’abord des taux d’intérêts historiquement bas, mais aussi le manque de logement en France par rapport à la demande nettement marquée dans plusieurs grandes villes, notamment en Ile de France. L’aspect défensif de la pierre est aussi invoqué : « dans des périodes économiques et sociales troublées, l’immobilier pour une majorité de français reste une valeur refuge ».
Reste que la situation n’a rien d’homogène dans l’Hexagone : les prix se redressent « mais de manière assez contrastée d’un département à l’autre ». Pour les maisons, les notaires notent que les prix baissent dans une grande majorité de départements et plus spécialement en Haute Loire, en Saône et Loire, et dans ceux de la périphérie du Massif Central.
Le marché du neuf continue sur sa lancée
Dans le marché du neuf la tendance est toujours au beau fixe, même si la progression des ventes a tendance à s’essouffler. Les mises en vente ont ainsi doublé dans la région de Lyon, tout comme en Ile de France.
Sur ce type de marché, les acheteurs ont néanmoins tendance à demander moins de surface habitable « certainement pour compenser l’augmentation des prix et améliorer leur solvabilité. Quant aux studios, leur surface augmente mais vraisemblablement pour des raisons uniquement liées à la réglementation sur l’accessibilité.
Vers les 700.000 ventes sur l'année
Concernant les mois à venir, les notaires restent prudents, pour eux, la hausse des prix et des volumes devrait se poursuivre « en Province » mais à un rythme deux fois moins élevé qu’à Paris, « car ce marché se caractérise par une absence d’homogénéité dans le temps et dans l’espace ». Les notaires vont même plus loin : « cela cachera de grandes disparités, certaines villes ayant une évolution des prix voisine de zéro voire négative alors que d’autres devraient voir une évolution des prix de l’ordre de 5 à 6% ». Reste que le chiffre total des ventes devrait avoisiner « au vu des volumes de ces dernières semaines » le chiffre de 700 000 ventes, soit un niveau comparable à celui de 2008.
LIRE AUSSI
