A l’occasion du début du premier temps fort habitat, les courtiers ont relevé une baisse des taux de crédit immobilier en région Rhône-Alpes.
Les taux ont de nouveau baissé en région Rhône-Alpes, selon les derniers baromètres publiés par les courtiers immobiliers présents dans la région. « En février 2014, PACA et Rhône-Alpes prennent ex-aequo la tête du palmarès des régions où les taux moyens des crédits immobiliers sont les plus avantageux, avec 2,35% sur 15 ans, 2,75% sur 20 ans et 2,95% sur 25 ans» note ainsi Cafpi, dans sa dernière étude sur les taux régionaux.
« Les banques ont souhaité repartir à la conquête de nouveaux clients, en abaissant de nouveau leurs taux, poursuivant ainsi un mouvement initié en début d’année » note pour sa part Direct Prêt dans son baromètre régional.
Pour Maël Bernier, directrice de la communication d’Empruntis.com, « sur 15 ans, le Rhône-Alpes affiche 3,05% en taux moyen pour une région Nord toujours la plus chère malgré une baisse de 0,10% à 3,25%. Globalement l’ensemble des régions se situent autour de 3,10% » indique-t-elle.
Contexte favorable
Cette baisse des taux est à relier avec la baisse constatée des taux de l’OAT 10 ans. Ceux-ci « ont en effet reculé sur les dernières semaines, jusqu’à toucher un plus bas il y a quelques jours, à 2.09%. Ceci incite les banques à se montrer offensives commercialement, notamment sur les maturités de prêt de 15 et 20 ans », note Direct Prêt.
Pour Alban Lacondemine, le président du courtier, « les banques rhônalpines ont souhaité profiter du contexte favorable en matière de taux longs pour passer à l’offensive commercialement. Elles ont ainsi baissé leur taux de manière très marquée depuis le début de l’année, ce recul atteignant, pour certains dossiers, 30 points de base. Reste que ces mouvements doivent être analysés avec prudence, étant donné le manque de visibilité à moyen terme sur les marchés de taux, du fait des inconnues pesant sur la croissance en zone euro.»
La même prudence est constatée chez Cafpi et Empruntis. «Nous continuons de penser que cette embellie exceptionnelle sur les taux n’a pas vocation à durer éternellement» souligne ainsi Maël Bernier dans sa note mensuelle.
