L’assemblée générale de la FNAIM a décidé de ménager un accès facilité aux enseignes nationales, groupes ou encore réseaux de franchises d’agences.
La FNAIM veut faciliter l’entrée de gros réseaux d’agences dans la fédération. Elle a ainsi décidé « de ménager un accès facilité à ses rangs aux enseignes nationales, groupes ou encore réseaux de franchises d’agences ».
La fédération s’est en effet rendu compte que le mode d'adhésion à la fédération « reposait sur des logiques datées, inventées lors de notre syndicat après-guerre : les agences immobilières et les cabinets d'administration de biens étaient des entreprises familiales et artisanales. Le paysage professionnel est resté marqué pendant des décennies par la prépondérance de sociétés locales. Les années 80 et 90 ont vu apparaître et se développer d'autres formes d'acteurs, groupes nationaux ou interrégionaux de transaction et de gestion, ou encore réseaux de franchises d’agences ou de coopérateurs. »
La FNAIM fait ainsi une sorte de mea culpa vis-à-vis de ces réseaux : « les grandes fédérations ont tardé à comprendre la diversité nouvelle des professions qu'elles représentaient. Elles ont négligé de prendre en considération que, derrière certaines enseignes il y avait une organisation différente, avec la recherche d'un maillage territorial large et la multiplication des points de vente et des entreprises» admet Jean François Buet, le président de la fédération.
Adhésion collective
Le fonctionnement de La FNAIM, indique-t-il, « correspond moins à celui d'entreprises ou de réseaux marqués par des stratégies centrales. La FNAIM se devait de prendre en compte cet élément ». Dans les faits, les composantes d'une structure nationale pourront adhérer collectivement, pour tout ou partie d'entre elles, et la Fédération nationale sera l'interlocuteur unique de l'enseigne pour l'acte d'adhérer.
Il n’y aura plus autant de cotisations que de sociétés. Selon Jean François Buet, il sera appliqué aux enseignes, nationales ou régionales, une cotisation forfaitaire, négociée par la FNAIM avec le siège ou la tête de réseau.
Cette cotisation adaptée se justifie, selon le président, « non seulement par la recherche de la simplicité, mais aussi par la conscience que ces acteurs n'utilisent pas comme leurs confrères les services de la FNAIM ». Les réseaux utilisent en effet pour certains des outils corporate dédiés.
« Nous avons ainsi constitué pour eux un bouquet de services adapté, centré sur l'assistance, l'information et la formation juridique rendues obligatoires par la nouvelle loi ALUR, comprenant également le recours illimité au site d'annonces fédéral » indique Jean François Buet. Par cette adaptation, la FNAIM veut « plus que jamais, être le syndicat oecuménique des professions de service à l'immobilier ».
