Selon CB Richard Ellis, la croissance de l’investissement en immobilier d’entreprise devrait ralentir en 2011, après avoir atteint 42% en 2010.
Le marché de l’immobilier d’entreprise devrait marquer le pas en 2011, après un fort rebond des investissements en 2010, selon les données compilées par CB Richard Ellis dans sa dernière étude trimestrielle sur le marché de l’immobilier d’entreprise.
Sur 2010, le montant total des investissements en immobilier d'entreprise a atteint 11 milliards d'euros. Soit une progression de 42 % par rapport à 2009. Fait notable : le quatrième trimestre a concentré une grosse partie des investissements. 4,6 milliards d'euros d’investissements ont ainsi été réalisés au cours de cette période, ce qui en fait le meilleur trimestre depuis fin 2007.
Si, note CB Richard Ellis, le marché a retrouvé « de la profondeur » en 2010, grâce au retour de transactions ont compris entre 100 et 200 millions d'euros, les « très grosses transactions restent rares ». Les actifs secondaires n’ont, notamment, pesé que 12 % des volumes investis sur l'année. Le blocage du marché de ce genre d'actifs persiste, du fait notamment d'une décote qui n'a toujours pas eu lieu, indique le groupe spécialisé en immobilier d'entreprise.
Une année en deux temps
L'immobilier de commerce a lui connu une bonne année, puisqu'il s'agit sur ce segment de la deuxième meilleure année en termes de volume après 2007. Les ventes dans ce secteur auront permis au marché de trouver un soutien durant tout le premier trimestre. Sur ce marché, indique CB Richard Ellis, 60 % des engagements commerces sont traités en région.
Néanmoins, au cours du deuxième trimestre, l’immobilier de bureau a pris le relais, avec un volume au second trimestre multiplié par 2,5 par rapport au premier trimestre. Au final, 7,5 milliards d'euros auront été traités sur ce segment.
Croissance moins soutenue en 2011
Pour 2011, CB Richard Ellis anticipe une faible croissance du montant des engagements, qui devrait s'établir entre 12 et 13 milliards d'euros, du fait notamment du caractère partiel de la reprise de l'investissement. En effet, sur le marché des actifs secondaires, le blocage apparaît durable, et ce même si le nombre de gestionnaires actifs arbitrent de nouveau en faveur de l'immobilier.
