<p>Cécile Duflot (SDH/LPI)</p>
Cécile Duflot sort jeudi son livre "De l'intérieur, voyage au pays de la désillusion" dans lequel elle égratigne François Hollande et Manuel Valls. Ce dernier considérerait l'ex ministre comme celle "qui porte la plus grande responsabilité sur ce qui n'a pas fonctionné pendant les deux premières années du quinquennat".
C’est la rentrée politique. Et l’ex ministre du logement, l’écologiste Cécile Duflot, semble plus que jamais prendre ses distances avec François Hollande… et son premier ministre Manuel Valls. Elle sort en effet le 25 août son livre "De l'intérieur, voyage au pays de la désillusion" dans lequel elle égratigne les deux têtes de l’éxécutif.
"J'ai cru en François Hollande, en sa capacité de rassemblement. (...) J'ai essayé d'aider le président de la République à tenir ses promesses, de l'inciter à changer la vie des gens, de le pousser à mener une vraie politique de gauche. Et j'ai échoué. Alors je suis partie" a indiqué dans son livre l’ex ministre, cité par le JDD.
Selon elle, "faute d'avoir voulu être un président de gauche, il n'a jamais trouvé ni sa base sociale ni ses soutiens. A force d'avoir voulu être le président de tous, il n'a su être le président de personne. Cela n'est pas une question de tempérament, c'est la conséquence d'une succession de choix souvent inattendus et, parfois, incohérents entre eux" juge l’ex ministre, citée par le Nouvel Observateur.
Le premier ministre Manuel Valls n'est pas non plus épargné. Selon elle, ce dernier déploie les mêmes techniques que Nicolas Sarkozy: « saturation de l'espace médiatique, transgression ».« La figure est facile : le mec de gauche qui tient des discours de droite, c'est un peu l'écolo qui défend le nucléaire ! C'est ce que j'appelle la triangulation des Bermudes. A force de reprendre les arguments et les mots de la droite, de trouver moderne de briser les tabous, et donc de défendre la fin des trente-cinq heures, de dénoncer les impôts, de s'en prendre aux Roms, de prôner la déchéance de la nationalité pour certains condamnés, de taper sur les grévistes, quelle est la différence avec la droite ? » constate l’ex ministre, toujours citée par le Nouvel Obs.
Valls répond
Le contentieux entre le premier ministre et Cécile Duflot remonte notamment à l’affaire Léonarda. Pour elle, Manuel Valls était allé à ce moment-là «au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain». Le ministre avait à l’époque affirmé que les Roms avaient «vocation à rentrer» dans leur pays d'origine.
Or le premier ministre semble lui aussi assez peu porter Cécile Duflot en estime. Pour ce dernier elle est celle "qui porte la plus grande responsabilité sur ce qui n'a pas fonctionné pendant les deux premières années du quinquennat. Car Duflot a mené une politique qui a conduit à l'effondrement de la construction. Un effondrement qui coûte à la France de 0,4 à 0,5% de croissance en moins aujourd'hui»selon le Canard Enchainé.
Pour le premier ministre, la loi Duflot a notamment tendu les rapports entre propriétaires et locataires, sans se consacrer au soutien de la construction. « C'est une loi et une politique qui nous coûte cher aujourd'hui dans le secteur du BTP» aurait-il indiqué. Et si la ministre n’hésite pas à revenir par une posture très politique en cette rentrée, Manuel Valls aurait permis à divers ministres de la couvrir de critiques. «Il faut la taper et ne pas hésiter à lui rentrer dedans», aurait-il indiqué, toujours selon le Canard.

Vouloir faire porter le chapeau à CD alors que ce sont les politiques précédentes à la gauche qui ont foutu le boxon dans l’immobilier = chapeau pour la mauvaise foi.