La société publique locale va permettre un dialogue facilité entre le Grand Lyon, commanditaire du projet, et les acteurs de ce dernier.
Le président du Grand Lyon, Gérard Collomb, commentait ce matin, en compagnie de Ludovic Boyron, président de la Mission Part-Dieu, la création de la SPL Lyon Part-Dieu. Cette société publique locale qui découle de deux délibérations, l’une émanant du Grand Lyon en décembre 2013 et une seconde en janvier 2014 votée par la ville de Lyon. Les deux collectivités sont les actionnaires de cette nouvelle structure qui permettra, à l’instar de ce qui s’est fait à Confluence avec la SPL Lyon Confluence, de piloter la maitrise d’œuvre de ce projet d’urbanisme.
« L’objectif de la création de la création de la SPL Lyon Part-Dieu, c’est d’avoir la maitrise budgétaire et donc de décider d’un véritable business plan qui soit supportable par la collectivité territoriale. C’est aussi d’avoir la maitrise opérationnelle. Sur un périmètre aussi large, il convient d’avoir un outil puissant qui permette de définir à la fois la stratégie et en même temps d’assurer la coordination, en particulier celle des maitrises d’ouvrage publiques » a expliqué Gérard Collomb.

Accompagner la stratégie de coproduction
La SPL, dont le périmètre géographique porte sur 170 hectares, permet également une maitrise règlementaire. La complexité juridique, domaniale et règlementaire est en effet extrêmement forte et il est nécessaire de coordonner les procédures. Enfin, elle permet d’assurer « une visibilité de manière à assurer une crédibilité au projet, de pouvoir en assurer la promotion, et avoir une démarche de marketing territorial, de pouvoir avoir un benchmark d’opérations d’urbanisme forcément complexes » a ajouté Gérard Collomb. La SPL accompagnera la stratégie de coproduction du projet, en faisant adhérer les acteurs locaux, et les acteurs immobiliers et financiers du projet Part-Dieu.
A l’issue du premier conseil d’administration, le conseil a désigné Gérard Collomb, président de cette SPL dotée d’un capital social de 4 millions d’euros, détenue à 90% par le Grand Lyon et à 10% par la Ville de Lyon. La direction générale, assurée temporairement par le maire de Lyon, devrait à terme être assurée par Ludovic Boyron, directeur de la Mission Part-Dieu.

Missions foncières
Sur le plan de l’aménagement urbain, la SPL pourra assurer des études sur l’ensemble du périmètre, et procéder à la concession d’aménagement ou des opérations d’urbanisme à créer, comme une ZAC de manière à faire participer les acteurs privés à la réalisation d’espaces publics. Du point de vue du foncier, le Grand Lyon demeure l’opérateur foncier principal du secteur Part-Dieu. La SPL acquiert les fonciers valorisables, à date de mise en œuvre des projets. Mais, a contrario de Confluence, le foncier n'est ici pas maitrisé par la sphère publique. Les projets devront donc faire l'objet de tractations avec les acteurs privés. La SPL pourra être missionnée par le Grand Lyon, de manière ponctuelle sur une mission de portage ou de gestion, de démolition ou de sécurisation d’un immeuble. Elle assurera également une animation économique, avec des salons et des évènements, l’accueil de délégations économiques, et la prospection. Enfin, elle assurera la communication autour du projet
Mobilités
Ludovic Boyron, le directeur de la Mission Part Dieu, a par la suite évoqué les trois grands piliers du projet Part-Dieu. Avec, parmi eux, celui de la mobilité. La gare, qui avait été conçue pour un nombre bien plus limité que les 120.000 voyageurs d’aujourd’hui, et le Pôle d’échanges Multimodal vont devoir faire face à une montée nouvelle montée en charge. Alors Part-Dieu est aujourd’hui un lieu d’intense transit, avec un flux de 500.000 déplacements journaliers, le secteur devrait encore accueillir 160.000 déplacements supplémentaires d’ici 2030.
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