Le périmètre du projet de parc naturel régional (PNR) de la Dombes est un territoire où la densité de population est 2 fois plus forte que celle de la zone de référence, composée des PNR de Rhône-Alpes.
L’INSEE a publié jeudi une analyse sur le périmètre du projet de parc naturel régional de la Dombes, actuellement à l’étude. Le territoire en question regroupe 162 communes du département de l’Ain qui totalisent 168 000 habitants. L’INSEE relève que la densité de population y est ainsi deux fois plus forte que celle de la zone de référence, composée des PNR de Rhône-Alpes.
Cet espace est proche de plusieurs zones urbaines : Lyon, Villefranche-sur-Saône, Bourg-en-Bresse et Mâcon. « Si cet espace renvoie une image plutôt rurale, la population qui y réside est majoritairement urbaine. Contrairement aux autres PNR de Rhône-Alpes, situés principalement en zone de montagne, la Dombes se développe comme un territoire périurbain. Depuis 1975, la population a doublé, favorisée par un excédent naturel élevé et stable, et de forts excédents migratoires « qui tendent toutefois à se réduire sur la période récente », tempère toutefois l’institut statistique.
Plus de maisons
Sur le front de la production du territoire, l’INSEE note que malgré la présence de grandes cultures, « l’activité agricole pèse de moins en moins sur la structure économique », avec 3,5 % des emplois contre 6 % dans la zone de référence. L’industrie reste en revanche un socle solide de l’appareil productif local, avec 23 % des emplois contre 19 % pour la zone de référence. Les 4.000 emplois supplémentaires dans le secteur des services ont en outre largement compensé la perte d’un millier d’emploi dans le secteur industriel.
Sur le front du logement, l’institut statistique note que l’occupation des sols évolue avec une urbanisation croissante. La population de la Dombes est en outre plus jeune que la moyenne régionale. La part des des familles avec enfants est surreprésentée. Un habitant sur deux a moins de 38 ans, avec une population de 39 ans pour Rhône-Alpes, et de 41 ans pour la zone de référence. « Près des trois quarts des logements sont des maisons, soit 4 points de plus que dans la zone de référence » note l’INSEE, qui relève que les trois quarts de la superficie du territoire dombiste sont concernés par un dispositif de protection au titre de l'intérêt écologique.
La progression de la population est sensible sur Montluel (+ 1,9 % par an), Beynost (+ 1,4 %) et Dagneux (+ 1,4 %) avec des croissances démographiques soutenues, mais encore plus sur les communes situées plus au nord du territoire, le long de la vallée de la Saône (Peyzieux-sur-Saône) ou au cœur du territoire (Saint-Jean-de-Thurigneux, La Chapelle-du-Châtelard, Marlieux). Chalamont, Fareins ou Villieu-Loyes-Mollon. La croissance démographique y est ainsi de 3 % par an.
