La chambre de commerce et d’industrie de Lyon a rappelé que la privatisation devait être abordée avec l’ouverture des droits de trafic à Lyon.
La CCI de Lyon a dans un communiqué indiqué prendre acte de l’adoption par l’Assemblée nationale de l’article 49 du projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, autorisant le « transfert au secteur privé de la majorité du capital » des sociétés Aéroports de Lyon et Aéroports de la Côte d’Azur. La CCI a indiqué entendre exercer pleinement ses responsabilités, « en tant qu’actionnaire de référence, à hauteur de 25% de la SA des Aéroports de Lyon ».
Elle a ajouté qu’elle prendrait « une part active dans le processus de privatisation de l’aéroport lyonnais si elle a lieu », indiquant qu’en cas de privatisation, elle était ouverte « à toutes les hypothèses ». « Nous ne nous interdirons rien et n’hésiterons pas à soutenir un projet industriel ambitieux dès lors qu’il crée les conditions de développement de cet outil fondamental pour le territoire » a noté la CCI.
Elle a en outre insisté sur les droits de trafic : « la privatisation ne peut pas être abordée indépendamment de la question de l’ouverture des droits de trafic à Lyon. La réponse apportée par Emmanuel Macron, lors du débat parlementaire, est totalement insuffisante. A titre d’exemple, la position de l’Etat qui bloque le déploiement de la ligne Lyon-Dubaï pour protéger Air France et ADP est inéquitable et pénalise tout un territoire » a indiqué la chambre. Gérard Collomb avait affirmé la même position, lors de la présentation de la stratégie tertiaire de la Métropole de Lyon.
