Le groupe UDI (Union des Démocrates et indépendants de la Métropole de Lyon demandent à Gérard Collomb de ne plus fonctionner d’une manière autocratique et d’annoncer sans retard la PPI (programmation pluriannuelle des Investissements.
« Nous avons à Ecully, le siège mondial de SEB, qui va se développer et construire un nouveau batiment. Nous demandons des aménagements de la part du Grand Lyon sur le chemin Carron, qui n’a même pas de trottoirs. Nous avons inscrit ces travaux dans le programme des investissements, je n’ai toujours pas de réponse à la lettre que j’ai envoyée au président du Grand Lyon en 2013, avant même les élections ». Yves-Marie Ulrich, Maire d’Ecully résume ainsi en substance son mécontentement vis-à-vis du mode de gouvernance de Gérard COLLOMB. Pour cet élu et pour les membres de l’Union des Démocrates et Indépendants, au Conseil de la Métropole, cette dernière s’achemine vers des difficultés graves.
D’abord, la Programmation pluriannuelle des Investissements (PPI) tarde à venir. Alors que la Métropole a décidé d’augmenter sensiblement les impôts, le programme des investissements n’est pas annoncé. « Gérard Collomb a gagné 18 mois, un quart du mandat en ne disant pas quels sont les projets » estiment les élus UDI rassemblés autour de Christophe Geourjon, président du Groupe. Pour ce dernier, les travaux en cours concernent les chantiers lancés, mais pas de nouveaux chantiers. Or, les entreprises du bâtiment et des travaux publics ont besoin de commandes et en attendant suppriment des emplois.
Et sur le fond, cette absence de décision reflète aussi un fonctionnement qui étouffe le développement de la Métropole. Les élus UDI dénoncent une organisation qui reste confuse entre la commune centre et la Métropole. Les compétences pour les parcs et jardins, les arbres d’alignement et la propreté, viennent à peine d’être clarifiées pour savoir qui s’occupe de quoi. Mais le parc de la Tête d’Or, principal parc de l’agglomération, le plus prestigieux, qui reçoit trois millions de visiteurs reste de la compétence de la ville de Lyon. Les élus UDI déplorent aussi l’absence de travail sur l’urbanisme.
C’est en fait la concentration des pouvoirs qu’ils montrent fortement du doigt. » Toutes les décisions sont prises par le président et les membres du cabinet. Les membres mêmes de la majorité ne sont pas consultés. « On ne doute pas de la puissance de travail du président, Maire de Lyon, président du Grand Lyon président du SYTRAL, mais aussi président des Hospices Civils, Sénateur mais on ne voit pas comment il peut arriver à tout faire. » Le cumul des mandats est clairement un problème. Évidemment, lors du renouvellement de l’assemblée métropolitaine, le futur président de la Métropole ne pourra pas être le maire de Lyon. Mais 2020, c’est loin.
». La concertation en pâtit, comme cela a été récemment le cas lors d’une visite du cours Lafayette pour l’aménagement de la ligne de bus C3, à laquelle aucun élu du sixième n’a été invité.
Les maires des 58 communes, les conférences des airs ne sont pas associés. Les élus du groupe Synergie n’ont servi que d’appoint à la majorité mais on est loin d’une construction ouverte ». « Gérard COLLOMB n’a évoqué certains dossiers qu’avec Michel Mercier, l’ancien président du Rhône, sans en parler avec les élus du Grand Lyon. Le temps où tout se décidait en cercle fermé sont terminés souligne Christophe Geourjon. Les maires de toutes les communes doivent être consultés, les conférences des maires doivent avoir un rôle. Les 14 futures circonscriptions de la Métropole doivent avoir un sens.
Pour faire avancer le débat, les élus UDI imaginent la mise en place d’un droit de véto, qui permettait à des élus du Grand Lyon de s’opposer à un projet imposé. Pour Christophe Geourjon, c’est la seule solution pour obtenir le débat.
