<p>Chambéry (Wikimedia CC)</p>
Le dynamisme démographique de l’arc alpin ne se dément pas, notamment sur ce département.
L’Insee Rhône-Alpes, en partenariat avec la Mission Développement Prospective (MDP) a fait état mardi de son étude sur les projections démographiques en Savoie à l’horizon 2040. Un élément important pour la réflexion, et la planification des communes, agglomérations et territoires.
La Savoie est un département qui connaît en effet une forte croissance démographique depuis les années 2000, du fait d’arrivées plus nombreuses que les départs. En 2012, le département comptait 421.105 habitants. « Si ces tendances perdurent, la population savoyarde pourrait dépasser 500 000 habitants en 2040, soit 2 900 habitants supplémentaires par an en 30 ans. Le nombre de ménages augmenterait plus rapidement, en lien, comme partout ailleurs, avec le vieillissement de la population. Ceci n’est pas sans conséquence sur la demande potentielle de logements » indique l’INSEE.
Plus des trois quarts des ménages savoyards supplémentaires seront en 2040 des personnes seules, souvent âgées. Ce qui constitue un enjeu majeur pour le territoire. Il y a toutefois dans ce département différentes dynamiques, notamment entre sa partie ouest, et sa partie est.
20 000 personnes supplémentaires sur Chambéry Métropole
À l’ouest, dans le coeur de l’agglomération de Chambéry, on constate une croissance démographique modérée. Mais c’est à l’intérieur de sa couronne périurbaine, composée des territoires du Lac du Bourget et ses montagnes, de l’Avant- Pays Savoyard et de Coeur de Savoie, que la croissance démographique est très rapide.
L’agglomération de Chambéry devrait, en 2040, avoir accueilli 20 000 personnes supplémentaires, dont 15 % des nouveaux ménages constitués de jeunes étudiants et actifs de 18 à 34 ans. Sa couronne périurbaine enregistrerait la plus forte croissance du nombre de couples (avec ou sans enfants) de tous les territoires savoyards.
La croissance démographique sera modérée à l’est, dans les territoires montagneux d'Arlysère, de la Maurienne et de la Tarentaise. Ils devraient gagner entre 5 000 (pour la Tarentaise) et plus de 8 000 ménages (pour Arlysère) d’ici 2040. « Cette augmentation s’explique pour une bonne part (entre 30 et 50 %) par le vieillissement rapide de ces territoires » note l’institut statistique. La Tarentaise devrait même voir son nombre de familles baisser.
La croissance démographique de la Maurienne sera quant à elle dépendante de construction de la ligne TGV Lyon-Turin. « Une prise en compte des effets du chantier entraînerait une croissance dans le territoire de 0,7 % par an à l’horizon 2030, contre 0,6 % en l’absence du chantier » note l’INSEE.
