<p>François Noël Buffet (Sylvain D'Huissel/Lyon Pôle Immo)</p>
Le sénateur-maire d’Oullins a proposé au sénat le passage du nombre de conseillers métropolitains de 166 à 150 en 2020, soit le nombre minimum prévu par la loi.
Le sénateur-maire d’Oullins, François Noël Buffet, a proposé au Sénat le passage à 150 conseillers métropolitains pour la Métropole de Lyon en 2020, soit 16 de moins que ce qui était prévu. « Alors que le gouvernement a proposé de fixer, par ordonnance, à 166 le nombre de conseillers pour la Métropole, je propose de ramener ce nombre à son minimum prévu par la loi, soit 150 (cet amendement a reçu un avis favorable de la commission des lois). Cette diminution du nombre de conseillers n’empêchera pas que nos concitoyens soient parfaitement représentés à la Métropole de Lyon »a indiqué l’élu dans un communiqué.
Il chiffre même l’économie pour la collectivité : « il m’a semblé important de pouvoir donner à nos concitoyens un bon signe au moment où on prône une diminution du nombre d’élus et où les collectivités locales cherchent des économies de fonctionnement. La diminution de 16 postes permettra une économie au minimum de 1,5 million d’euros sur la durée d’un mandat, hors charges».
Un conseiller pour 8823 habitants
Ce dernier rappelle ainsi qu’un conseiller représenterait ainsi 8823 habitants, alors qu’un conseiller départemental dans le Rhône représente par comparaison 18116 habitants. Il précise également qu’un conseiller régional représente aujourd’hui 40600 habitants et que celui-ci représentera même demain, dans la nouvelle région, 37721 habitants.
François Noël Buffet a même été plus loin en proposant un amendement qui aligne le régime des incompatibilités du président du conseil de la métropole sur celui des présidents de conseil départemental, du fait que la Métropole est une collectivité territoriale et plus un EPCI. « Le maintien de cette dérogation, que le Conseil constitutionnel a toléré jusqu’en 2020, est difficilement justifiable alors qu’à compter de 2017, la loi sur le cumul des mandats s’appliquera » précise-t-il. Toutefois, cet amendement n’a pas été retenu par la commission des lois du Sénat, qui n’est pas allé contre la position du conseil constitutionnel.
