Le conseil métropolitain s’exprimait ce lundi sur le lancement d’études sur les itinéraires de grand contournement de Lyon.
Le conseil de la Métropole se tient ce lundi. Au sein de celui-ci, était au programme la question du grand contournement de Lyon, qui s’invite régulièrement dans les débats portant sur le développement des infrastructures routières desservant l’agglomération.
Le débat porte surtout sur le trafic de transit, qui, dans le tunnel de Fourvière, totalise 15% du trafic total, ce qui représente en tout 16.000 véhicules par jour. Ce type de trafic se retrouve également sur les deux autres axes gratuits : le périphérique Laurent Bonnevay, avec 3000 véhicules en transit, mais aussi la rocade est de l’agglomération, où le trafic de transit atteint 30%, avec 25.000 véhicules jour.
Un grand contournement à l’est ou à l’ouest
Le Grand Contournement Est, pour l’heure partiel, car s’arrêtant au niveau de Saint Exupéry, n’attire lui qu’une part trop faible du trafic de transit, car payant. D’où l’idée d’étudier les conséquences d’un changement de logique, avec « Quand on passe à l’intérieur de Lyon, c’est gratuit, et lorsque l’on passe à l’extérieur, c’est payant » résume le président de la Métropole, Gérard Collomb. « Nous sommes d’accord avec l’Etat pour dire qu’il y a un problème. Ensuite, c’est à l’Etat – car ce ne sont pas des routes métropolitaines mais bien nationales - de nous dire ce qu’il propose pour résoudre le problème actuel » explique l’élu. Suite aux préconisations de la commission Mobilité 21, l’Etat veut de nouveau mettre à l’ordre du jour cet axe, afin d’assurer une liaison de transit fiable et performante, tout en diminuant le trafic au cœur de l’agglomération. Le programme d’études est ainsi inscrit dans le CPER 2015-2020.
La moitié des études financées par la Métropole
Ce qui est étudié par le conseil métropolitain porte donc sur deux volets : d’abord la définition des solutions, leurs tarifs envisageables, et l’impact des de tels dispositifs, puis l’évaluation des tracés envisageables suivant différents paramètres : cout, impact environnemental, faisabilité, etc… Ces études, qui dureront deux ans, seront sous maitrise d’ouvrage de la DREAL, pour un montant total d’études de 500.000 euros maximum. Le financement serait porté pour moitié par la Métropole de Lyon et par 50% par l’Etat.
Deux grandes options semblent sur la table : soit un contournement ouest de l’agglomération, partant de l’A6 au nord de Lyon avec l’A7 au sud, soit l’hypothèse d’un contournement est, qui se traduirait par un prolongement de l’autoroute A432 vers le sud. Le sujet de l’Anneau des Sciences devrait en outre être intégré aux réflexions. L’idée étant de poser un diagnostic, d’étudier les solutions concrètes, pour résoudre cette question.
