<p>Laurent Vallas (JLL)</p>
Laurent Vallas est le directeur de JLL Lyon. Il évoque, au niveau de l'immobilier tertiaire, la place de la Métropole au sein des Eurocités, mais aussi les nouvelles tendances en termes de mobilité des entreprises.
De nombreux acteurs régionaux étaient présents au SIMI, qui s'est tenu en début de mois. Qu'est-ce qui vous marqué durant cet événement ?
Il y a eu un réel engouement de la part des investisseurs français et étrangers pour le marché des régions. Les régions des secteurs « cibles » pour investir en immobilier d'entreprise.
Toutes les régions ? Y-a-t-il un arbitrage entre Paris et les marchés régionaux ?
Cet engouement est perceptible pour les grandes régions. Il n'y a pas d'arbitrage général entre Paris et Régions. Les investisseurs ont des stratégies de plus en plus précises. Auparavant, il y avait une complémentarité des investissements entre région Île-de-France et les autres régions. Aujourd'hui, certains pure players n'investissent que dans les régions. Certains investisseurs n'investissent pas dans des villes de moins de 100.000 habitants, quand d'autres s'intéressent seulement à des actifs supérieurs à 150.000 m² de bureaux, ou uniquement à des ensembles supérieurs à 100 millions d'euros.
Nous avons une structuration du profil des investisseurs de plus en plus précise, de plus en plus identifiable, et de plus en plus stratégique. Il n'y plus d'arbitrage entre l’Île de France et Paris, mais bien un choix de ces derniers en faveur ou en défaveur des régions. Dans ce cadre-là, la stratégie d'un grand nombre d'investisseurs est de compléter, de s'orienter, de se spécialiser dans les régions. Dans leur profil d'actifs, il y a autant de bureaux que de logistique ou de retail. Les investisseurs sont soit des pure player, comme ceux spécialisés dans la logistique ou dans le retail, soit des généralistes, qui vont investir à la fois dans des bureaux, de la logistique et du retail.
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