<p>(SDH/LPI)</p>
La Métropole de Lyon examine ce lundi le compte administratif 2015. Ce dernier est plutôt bon.
Le conseil de la Métropole va examiner ce jour le compte administratif 2015, qui retrace l’exécution du budget prévisionnel de la collectivité au titre de cette même année. Ce document revêt, du point de vue de la comptabilité publique, une dimension historique, celui-ci étant le premier de la nouvelle collectivité. Il s’exécute ainsi dans un périmètre de compétences élargi avec les compétences communautaires, départementales et certaines compétences communales (réseaux de chauffage urbain, police spéciale).
Le compte administratif 2015 dégage ainsi un excédent de 98 millions d’euros. Ceci permet notamment à la collectivité de financer les pénalités de renégociation des emprunts toxiques du départements du Rhône contractés antérieurement. Car la Métropole a, avec le transfert des compétences sociales, récupéré un socle de dépenses évoluant de manière dynamique, alors même que les recettes sont, inversement, au point mort.
Un plan marges de manœuvre en marche
Car d’un point de vue financier, la baisse des dotations de l’Etat fait pression sur ces dernières. C’est pour cela qu’un plan intitulé « marges de manœuvre » avait été mis en place par la Métropole. « Il a produit des effets dès l’exercice 2015, pour les subventions avec une réduction globale de 2,5 % des subventions et pour la masse salariale » note le Grand Lyon.
De même, du point de vue des ressources humaines, la transition métropolitaine s’est faite « en totale maîtrise des dépenses de ressources humaines », selon le Grand Lyon. « Il s’agit de la plus importante opération de mutualisation réalisée en France », souligne la collectivité.
On notera par ailleurs que l’endettement ne progresse pas. Mieux, la maîtrise des dépenses de fonctionnement et la bonne exécution des recettes a permis de préserver l’autofinancement et de réduire l’endettement de 78 millions d'euros à fin 2015. Ceci a par ailleurs permis de faciliter les opérations de désensibilisation de la dette en 2016. L'encours au 31 décembre était de 2,1 milliards d'euros, soit une capacité de désendettement de 4 ans et 10 mois, inférieure au seuil prudentiel de 10 années.
Une bonne réalisation des recettes
Côté recettes, le montant réalisé en 2015 se monte à 2,6 milliards d’euros, ce qui porte le taux de réalisation à plus de 100 %, le montant initialement prévu s’élevant à 2,54 milliards d’euros.
La fiscalité s’élève, au sein de ce total, à 1,73 milliards d’euros, soit 67% des recettes. Les dotations représentent 584 millions d’euros, soit 22 % des recettes, tandis que les autres recettes de gestion se montent à 283 millions d’euros. Au sein de ce dernier poste, les recettes issues du boulevard périphérique nord représentent 38 millions d’euros, et le produit des cessions foncières s’élève à 36 millions d’euros.

