<p>(SDH/LPI)</p>
La Banque de France publiait jeudi son étude mensuelle sur les crédits aux particuliers.
Les crédits aux particuliers ont continué d’être portés par les taux bas en novembre. Le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers était en effet en nette croissance durant le mois, avec une progression des crédits de 4,1%, après une accélération qui s’était déjà matérialisée par une croissance de 4% en octobre et de 3,9% en septembre.
L’amplitude plus large de cette croissance est portée par le dynamisme des crédits à l'habitat. L’augmentation des encours nets des renégociations était de 3,9 % des encours, après une progression de 3,8 % en octobre.
Hausse des renégociations
Mais l’étude sur les crédits aux particuliers était aussi marquée ce mois-ci par une accélération des crédits à la consommation. Ceux-ci augmentent régulièrement depuis septembre 2016, de 4,8 % en rythme annuel en novembre, après + 4,6 % en octobre et + 4,4 % en septembre.
Concernant les taux, le taux d'intérêt des crédits à l'habitat à long terme à taux fixe était encore en diminution à 1,56 % en novembre, après 1,60 % en octobre, recoupant ainsi le constat dressé il y a plus d’un mois par l’Observatoire CSA/Crédit Logement. Cette nouvelle amélioration des conditions de financement ont par poussé la production de crédits nouveaux à l'habitat, à 27,5 milliards d'euros, contre 24,8 milliards d'euros. Les renégociations ont notamment été dopées, avec une part des renégociations au sein des crédits nouveaux à l’habitat de 59 %, après 54 % en octobre.
Novembre, dernier mois de baisse des taux
Novembre semble pour l'heure, au vu du dernier Observatoire CSA/Crédit Logement et des baromètres publiés il y a quelques jours par les courtiers, le dernier mois où les banques ont produit des barèmes avec des taux de crédit immobilier orientés à la baisse. Restera donc à analyser, sur décembre et janvier, l'impact de la hausse des taux initiée fin novembre-début décembre sur la production de crédits nouveaux à l'habitat et des rénégociations. Au vu des derniers éléments produits par les courtiers, ce relèvement pourrait paradoxalement s'avérer positif à court terme, celui-ci incitant les emprunteurs à se hâter pour leurs projets.
