<p>Emmanuelle Cosse et Patrick Liébus (crédits : © Ministère du Logement)</p>
Patrick Liébus, président de la confédération des artisans et des petites entreprises du bâtiment, a présenté hier ses voeux pour l’année 2017 et a détaillé les actions à réaliser.
Patrick Liébus, le président de la CAPEB (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) exprimait les vœux de sa structure pour 2017. Pour lui, cette année sera une année d’incertitude pour les TPE du Bâtiment.
Une incertitude notamment sur le front du financement, avec l’arrêt de la baisse des taux d'intérêt connue en 2016. Celui-ci va, selon lui, « se stabiliser puis remonter légèrement, tandis que le manque de visibilité sur le coût de l’énergie et des matières premières risque fortement d’impacter l’activité et les marges des TPE du Bâti »
Incertitudes internationales
L’autre incertitude se situe à l’échelon européen, avec le Brexit, et les élections à venir dans trois pays de l’Union Européenne - l’Allemagne, les Pays Bas et la France. Ceci « ne doit pas dissimuler les politiques importantes qui restent à mener (révision de la directive sur le travail détaché et directive sur les poussières de silice notamment) » selon la confédération. Enfin, celle-ci constate que la France sort moins vite de la crise et progresse plus lentement que ces voisins, avec une croissance de 1,6% en 2016 et une croissance prévisionnelle de seulement 1,2% en 2017
« Je souhaite que 2017 soit l’année des TPE et PME de l’artisanat, tout simplement ! Les artisans du Bâtiment sont les mieux placés pour redynamiser l’économie locale, grâce à une vraie politique du logement en faveur de la rénovation des centres bourgs par exemple. Ce sont de véritables acteurs de l’économie des territoires, disposés à relever ce défi, car ils savent que ce sont les petits travaux qui font les grandes politiques. C’est pourquoi en 2017, il faut rétablir la confiance de ces chefs d’entreprises à tous les niveaux en inscrivant les mesures dans la durée ! » a indiqué Patrick Liébus.
Il plaide pour une « grande politique de petits travaux » pour la relance du bâtiment. Il faut selon lui accompagner cette dynamique vertueuse et rassurer les chefs d’entreprises artisanales avec des mesures pérennes, en pensant ‘petit d’abord’.
Plusieurs vœux de la confédération
La confédération souhaite le maintien et un développement des incitations à l’investissement pour les travaux de rénovation et d’amélioration de la performance énergétique. Elle demande notamment le maintien de la TVA à 5.5 % pour la rénovation énergétique, laquelle porte le secteur. Elle demande aussi, dans le même ordre, le maintien de la TVA à 10 % pour les travaux de rénovation mais aussi la mise en place d’une TVA à 5.5 % pour les travaux d’adaptabilité des logements.
La confédération plaide également pour un allégement de charges à l’ensemble des entreprises de l’artisanat, plutôt que le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) qui ne concerne que les 36% des TPE du Bâtiment qui sont employeurs. Elle veut également que soient étudiés d’autres moyens que le compte pénibilité pour prendre en considération les contraintes associées aux activités artisanales, sans décourager les jeunes souhaitant s’orienter vers nos métiers. Elle souhaite enfin que le prélèvement à la source soit abandonné, au motif que les artisans n’ont pas vocation à être des agents de l’État.
