<p> (Moonlik / CC Wikimedia)</p>
La demande placée dans la région progresse de 7% en un an, à 2,4 millions de m².
Avant de connaitre les chiffres 2016 de la demande placée de bureaux en région lyonnaise, lesquels sont compilés par le CECIM, Immostat a publié, pour l’Ile-de-France, les chiffres de la demande placée annuelle pour cette région. Et celle-ci dépasse, pour l’ensemble de l’année écoulée, le seuil des 2,4 millions de m², soit une hausse de 7 % par rapport à 2015. Le niveau est ainsi supérieur à la moyenne décennale, qui s’avère être proche de 2,3 millions de m².
Pour la directrice du département « agence » de JLL, Marie-Laure Leclercq De Sousa, « cette performance est d’autant plus satisfaisante que, comparativement aux années 2011 et 2012, « dopées » en grande partie par des opérations d’envergure en compte-propre ou en clés en main, elle repose sur le dynamisme de l’ensemble des créneaux des surfaces ».
De nombreuses grandes transactions
Comme en région lyonnaise, on les grandes transactions ont boosté les chiffres. 16 transactions ont été enregistrées par trimestre dans le segment des transactions de plus de 5 000 m². 65 transactions ont, au total, été comptabilisées en 2016, ce qui représente plus de 890 000 m² (contre 57 transactions pour 722 000 m² en 2015). Les grandes entreprises préfèrent toujours les immeubles de première main, c’est-à-dire neufs ou restructurés, avec 7 m² commercialisés sur 10.
Paris reste privilégié avec plus de 1,1 million de m² de bureaux commercialisés dans la capitale, plus que pour l’ensemble de la première périphérie. JLL remarque que le QCA concentre à lui seul 40 % de ces mètres carrés, grâce au dynamisme des petites et moyennes surfaces.
A l’exception de Paris 5-6-7, tous les arrondissements enregistrent des performances supérieures à leur moyenne décennale. Il faut dire que la ville concentre à elle seule 29 des 65 transactions de plus 5 000 m²…
Le secteur de la Défense a, pour sa part, enregistré l’an dernier sa meilleure performance depuis plus de 15 ans avec près de 275 000 m² commercialisés. Les grandes surfaces du premier quartier d’affaires européen de plus de 5.000 m² ont été particulièrement prisées, avec 11 transactions, contre 7 en 2015. Surtout, la vacance est en nette baisse, avec un stock vacant francilien de 3,5 millions de mètres carrés fin décembre, soit un taux de vacance de 6,7 % pour la Région. Cette vacance tombe même à 3% sur Paris.
