<p>Entrée du siège régional de la Banque de France à Lyon Confluence (SDH/LPI)</p>
La Banque de France a fait état mercredi d’une accélération des encours de crédits à l'habitat en mars, atteignant un plus haut de 5 ans, malgré un imperceptible tassement de la production.
La Banque de France a fait état ce mercredi de son étude mensuelle sur les crédits aux particuliers. Celle-ci montre une amplification des encours de crédits à l'habitat aux particuliers en mars, à 5,4%, après +5,1% en février, permettant au titre de retrouver un taux de croissance inédit depuis 5 ans.
En données corrigées des variations saisonnières, les encours progressent également par rapport au mois précédent. Ceci étant dû à une baisse un peu plus forte du montant des remboursements intervenus durant le mois. On note en effet dans le même temps un très léger tassement de la production de crédits nouveaux, à 32 milliards au lieu de 32,6 milliards. « Au total, après correction des variations saisonnières, on n'observe pas d'accélération de l'activité, qui reste toutefois extrêmement dynamique, en mars », note la Banque de France. Depuis le début de l'année, sur les trois premiers mois, 91,7 milliards d'euros de flux CVS ont en effet été enregistrés en termes de crédit à l'habitat.
Baisse de la part des renégociations
On note une baisse des renégociations, dont la part dans les crédits nouveaux chute à 52% après 60% en février. Elle s'accompagne en outre d'une hausse de production mensuelle des crédits à l'habitat hors renégociations.
Le taux d'intérêt moyen des crédits à l'habitat révèle une stabilisation à 1,54 %, peu ou prou conforme aux taux annoncés par l’observatoire Crédit logement.
En outre, la Banque de France précise que les crédits à la consommation restent très dynamiques, à +5,6%, après +5,9 % en février et +6% en janvier. Au final, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers augmente à +5,6%, après +5,3% en février.
