<p>(SDH / Lyon Pôle Immo)</p>
Le gouvernement souhaite une baisse importante des APL pour le logement social. La mesure inquiète les bailleurs sociaux, qui craignent pour leurs fonds propres.
Jacques Mézard était mercredi matin l’invité d’Europe 1. Interrogé par Patrick Cohen pour évoquer la baisse de 50 à 60 euros par mois des APL pour les locataires de HLM évoquée mardi par L'Opinion, le ministre de la Cohésion des territoires n’a pas souhaité confirmer cette baisse. « Je ne vous confirme pas cela. Le but du gouvernement, c'est d'obtenir une baisse des loyers. C'est une politique que nous comptons mener dès maintenant et sur la durée du quinquennat. Il n'y aura pas de baisse d'APL sans baisse des loyers. Ce que nous voulons réaliser sera indolore pour les locataires », a indiqué le ministre.
L’USH très critique
Mais cette baisse potentielle des APL a été immédiatement critiquée par les fédérations de bailleurs sociaux et l’Union sociale pour l’Habitat (USH), qui voit en une telle mesure un danger pour les ressources des bailleurs.
« En appelant, sans en mesurer les conséquences pour les organismes Hlm, à des baisses insoutenables de loyers, pour compenser une volonté unilatérale de Bercy de baisser drastiquement les APL pour les locataires Hlm, le Gouvernement s’attaque au logement social. Il fait courir un risque majeur à un secteur qui loge aujourd’hui 11 millions de personnes, qui produit plus de 100 000 logements sociaux par an, génère 300 000 emplois et qui se doit de continuer à entretenir et rénover les logements de ses locataires» a indiqué ce mercredi l’USH dans un communiqué.
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