<p>Emmanuel Macron (Capture TF1)</p>
Lors d’une interview télévisée diffusée sur TF1 et LCI, le président de la République a tenté d'expliquer son action, notamment en matière de logement.
Emmanuel Macron a tenté d’expliquer son action, durant une heure et quart, lors d’une interview télévisée diffusée sur TF1 et LCI. Après avoir balayé nombre de sujets chauds du moment, comme la réforme du droit du travail ou l’école, le président de la République a évoqué le sujet du logement, et notamment la réforme des APL.
« Le logement, c’est presque 40 milliards de dépenses publiques. Et ce sont 4 millions de français mal-logés », a-t-il rappelé en préambule. Il a évoqué la réforme du logement en tentant d’expliquer la philosophie de celle-ci, basée sur une baisse des dépenses. Le chef de l'Etat a indiqué souhaiter une concorde nationale sur ce point. « On doit, dans ce pays, baisser le cout du logement. Or, depuis des décennies, on répond au coût du logement en augmentant les aides. Tant et si bien que l’Etat aujourd’hui - et c’est vous qui le financez – augmente les aides d’un côté et augmente le financement, par exemple, du logement social. Ce que le gouvernement va faire, c’est qu’il va demander aux acteurs du logement social d’un peu baisser les loyers ».
Baisser les loyers dans le parc social
« Au nom de quoi un organisme HLM doit-il baisser ses loyers ? », demande alors l'un des trois intervieweurs, Gilles Bouleau. Réponse d’Emmanuel Macron : « au nom du fait que nous le finançons. Ce qui est croquignolesque dans le monde où nous vivons c'est que nous finançons le logement social. Nous avons besoin du logement social est nous avons de l’ambition pour cette politique. Mais nous le finançons : il augmente les loyers pour que ça aille mieux, pour pouvoir réinvestir, et nous finançons de l'autre côté les locataires les plus modestes par les APL. Et donc on dépense des deux côtés ! Ce sur quoi s’est engagé le gouvernement, c’est de dire : on va un peu baisser les loyers » a souligné le chef de l’Etat.
A la raison de savoir si « Parce que dans le monde HLM, il y a des réserves, on le sait bien depuis des décennies. Il y a des acteurs du monde HLM qui ont beaucoup d’argent. On va leur demander de faire un effort, en contrepartie de quoi le gouvernement a pris des engagements pour leurs finances. Et à partir de cela, on va baisser d’autant les APL pour faire baisser la dépense publique dans l’ensemble. Et pour que le reste à charge des plus jeunes, des plus modestes, lui, ne bouge pas, et que leur pouvoir d’achat soit maintenu. Dans le monde HLM, il y a des organismes qui ont de l’argent, et qui ne le dépensent pas, qui ont construit une forme de rente. Il faut les pousser à le dépenser ou à récupérer cet argent d’une bonne façon. C’est ce que l’on fera ».
Vers des regroupements
Emmanuel Macron souhaite également des regroupements. « De l’autre côté, il y a des organismes qui construisent ou qui ont des publics en difficulté dans les quartiers les plus modestes. Ceux-là, nous les aiderons. Qu’est-ce que cela veut dire ? Dans les engagements que nous avons pris et qui seront conduits par le gouvernement, certains organismes seront recapitalisés, certains seront accompagnés et on favorisera les regroupements : il y a près de 800 organismes HLM en France. Est-ce que vous pensez que c’est une bonne manière de fonctionner ? Vous ne pensez pas qu’il y en a trop ? Avec à chaque fois des frais de fonctionnement, des dysfonctionnements, de l’argent qui ne circule pas du bon endroit à l’autre… Bien souvent, là où l’on a besoin de construire du logement social, ce n’est pas là où on a les réserves. Au-delà de cela, je veux une France où l’on bâtisse davantage. La vraie réponse, c’est de construire. C’est ce qui fera baisser les prix dans la durée », veut-il croire.
Il a enfin indiqué souhaiter une vraie politique de la ville. Il recevra les maires des quartiers les plus difficiles. « Je suis sensible à leur message », a-t-il indiqué.
