<p>(SDH/LPI)</p>
EDITORIAL - L'année écoulée a vu la reprise du secteur immobilier s’amplifier.
2017 se termine par un bilan plus que satisfaisant dans le secteur de l’immobilier résidentiel. L'année écoulée aura été marquée par un pic d'activité, avec près d'un million de transactions sur le marché. En matière d'immobilier neuf, l’humeur est également au beau fixe. Les mises en chantier ont atteint un nouveau plus haut, avec près de 420.000 mises en chantier de logements sur un an, et un niveau de permis de construire qui dépasse les 500.000 unités.
Pour expliquer un tel regain d'activité, on trouve plusieurs explications. Tout d'abord, le financement immobilier reste peu onéreux. Certes, la hausse des taux d’intérêt aura été un des thèmes majeurs du 1er trimestre 2017. Mais, de façon graduelle, les taux de crédit ont finalement baissé dans le courant de l'année, pour terminer à des niveaux proches de ceux de la fin 2016. Avec une croissance économique clairement orientée à la hausse et un marché de l'emploi qui se ressaisit, la demande en logement s'est clairement affirmée.
Hausse des prix
Mais cette forte demande à ses travers. Cette hausse constante de la demande a entraîné, dans les quartiers de l'hyper-centre de Lyon, un phénomène naturel d'augmentation des prix, que l'on avait déjà pu observer au tournant des années 2010. Le 2e arrondissement de Lyon, le 6e, mais aussi la Croix-Rousse, ont vu leurs prix grimper de façon conséquente. Et chez les agents immobiliers, le manque de mandat de vente se fait désormais cruellement sentir, et revient de façon récurrente dans les discussions.
Face à cette situation, les pouvoirs publics vont sans tarder être confrontés à une nécessité de réforme, notamment en matière de production de logements. Car si la stratégie logement du gouvernement consiste, pour l'heure, à concentrer les aides à l’accession et à l’investissement sur les zones dites tendues en termes de logement, cette focalisation sur ces zones risque paradoxalement d’accroître la fracture territoriale entre ces zones et les zones dites détendues, alors même que la réduction de celle-ci devrait être à l’ordre du jour.
Par ailleurs, la poursuite de la distribution d'aides à l’accession dans le neuf sur un périmètre géographique plus restreint pourrait amener les propriétaires fonciers à revoir un peu plus, sur ces territoires, leurs prétentions à la hausse pour leurs terrains face aux promoteurs, ce qui mènerait, à terme, à un blocage de marché.
