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222 villes pourront bénéficier de ce plan national, qui vise à améliorer les conditions de vie des habitants des villes moyennes et à conforter leur rôle de moteur de développement du territoire.
Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, était ce mardi à Châtellerault, dans la Vienne, pour lancer son grand plan “Action Coeur de Ville”. Il a ainsi annoncé les 222 villes retenues qui pourront bénéficier de ce plan national.
En Auvergne-Rhône-Alpes, on trouve un nombre important de villes concernées par ce plan. Sept préfectures de département de la région font ainsi partie de cette liste, à savoir Valence, Privas, Aurillac, Bourg-en-Bresse, Chambéry, Le Puy-en-Velay ou encore Moulins. On trouve également plusieurs sous-préfectures, à savoir Roanne, Vienne, Montbrison, Riom, Issoire, Montluçon, Thiers, Vichy et Montélimar. Sont également concernées d’autres villes, à savoir Ambérieu-en-Bugey, Annonay, Aubenas, Bourgoin-Jallieu, Oyonnax, Romans-sur-Isère, Rumilly, Tarare et Voiron.
« J’ai la conviction que les villes moyennes sont un vecteur essentiel de développement de nos territoires. Elles concentrent 23% de la population française et 26% de l’emploi. Leur vitalité est indispensable car elle profite à l’ensemble de leur bassin de vie, et plus largement aux territoires urbains et périurbains environnants. Le cœur de ville, dans toute la diversité du tissu urbain français, est le creuset où se noue à la fois la vie civique, la vie économique, la vie sociale. Comme cela est fait dans le domaine de la politique de la ville avec le doublement du financement de 5 à 10 milliards d’euros, une action forte était indispensable pour les villes moyennes et leurs intercommunalités », a indiqué Jacques Mézard dans un communiqué.
Pour le ministre de la Cohésion des territoires, « dès aujourd’hui, les communes peuvent engager la démarche, et mettre en œuvre leurs premières actions. Les partenaires de l’Etat, Caisse des dépôts, Action logement et Agence nationale de l’habitat se sont mobilisés de concert pour être prêts à des financements conséquents au service des projets». D’autres partenaires, publics et privés, pourront s’investir dans ce programme, auprès des communes retenues.
Double ambition
Le programme répond à une double ambition, à savoir l’amélioration des conditions de vie des habitants des villes moyennes et la volonté de conforter leur rôle de moteur de développement du territoire.
L’ensemble du bassin de vie, y compris dans sa composante rurale, bénéficie d’un dynamisme présent dans le coeur des ville moyennes. Ce programme a été élaboré en concertation avec l’association “Villes de France”, les élus locaux et les acteurs économiques des territoires. Il “vise à faciliter et à soutenir le travail des collectivités locales, à inciter les acteurs du logement, du commerce et de l’urbanisme à réinvestir les centres villes, à favoriser le maintien ou l’implantation d’activités en cœur de ville, afin d’améliorer les conditions de vie dans les villes moyennes”, indiqué le ministère.
Chaque convention reposera sur 5 axes structurants. Elle visera ainsi à assurer cette revitalisation, à savoir une offre attractive de l’habitat en centre-ville, en passant de la réhabilitation à la restructuration. Elle visera également à favoriser un développement économique et commercial équilibré, mais aussi à développer l’accessibilité, la mobilité et les connexions, à mettre en valeur les formes urbaines, l’espace public et le patrimoine, et à fournir l’accès aux équipements et services publics.
L’appui aux projets de chaque commune repose sur des cofinancements apportés par les partenaire, avec plus de 5 milliards d’euros mobilisés sur 5 ans, dont 1 milliard d’euros de la Caisse des dépôts en fonds propres, 700 millions d’euros en prêts, 1.5 milliard d’euros d’Action Logement et 1,2 milliard d’euros de l’Anah. D’autres ressources pourront venir compléter ces enveloppes de crédits.
Gouvernance partenariale
La gouvernance du programme est également partenariale et est d’abord locale. Le programme est mis en œuvre avec les collectivités territoriales en fédérant les partenaires, nationaux comme locaux : le maire, en lien avec le président de l’intercommunalité, pilote la réalisation des actions et préside le comité de projet installé dans sa commune. Parmi les autres acteurs, on trouve les partenaires régionaux et locaux, publics et privés, qui agiront concrètement dans les périmètres définis dans la convention, par des investissements nouveaux et/ou un renforcement de leurs interventions . Le préfet de département coordonne les services et mobilise les moyens de l’État pour le projet. Il assiste au comité de projet au sein de chaque commune et signe la convention pluriannuelle. Enfin, le préfet de région, les représentants régionaux des partenaires et le représentant du conseil régional forment le comité régional d’engagement. Pour sa part, le Commissariat général à l’égalité des territoires coordonne l’ensemble du dispositif. Il anime le comité technique national (ministères et partenaires) et le centre de ressources.
