<p>(SDH/LPI)</p>
La confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment indique ne pas vouloir réaliser le travail de l’État, et demande, face au surcroit de formalité une indemnisation.
Le maintien du prélèvement à la source passe mal auprès des artisans et des petites entreprises du bâtiment. Suite à l’annonce du maintien du prélèvement de l’impôt à la source par le Premier ministre, Edouard Philippe, la confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) s’est alarmé dans un communiqué des conséquences « désastreuses » du dispositif. Selon l’organisation, les entreprises artisanales du bâtiment « n’ont pas les ressources financières et humaines nécessaires pour endosser la responsabilité de la collecte de l’impôt ». Elle demande par conséquent au Gouvernement et au ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, de procéder à des indemnisations pour accompagner ce dispositif qui compliquera la vie des entreprises.
La CAPEB met en avant les conséquences passage à ce prélèvement, qui se traduit par un surcroit de procédures administratives ainsi que des dépenses pour s’adapterLe changement de logiciels informatiques représente en effet plusieurs milliers d’euros d’investissement, et éventuellement la nécessité de suivre des formations.
La confédération met en avant les couts induits par ce passage au prélèvement à la source, la collecte de l’impôt représentant de fait une charge de travail supplémentaire, qu’elle estime à une semaine par an en moyenne pour une entreprise de 2 à 3 salariés, « soit une semaine de travail non rémunéré, au détriment des chantiers en cours ». « Rappelons que 60% des chefs d’entreprise artisanale travaillent plus de 50 heures par semaine, souffrent d’un stress important et dénoncent déjà la lourdeur des tâches administratives », déplore la confédération.
