<p>Préfecture du Rhône et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (SDH/LPI)</p>
Sur la circonscription du Rhône, l’État va mobiliser 1.200 places, dont 880 places mobilisables dans le courant de l’hiver et 320 places mobilisables en période de grand froid.
Pascal Mailhos, préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes et préfet du Rhône, avait invité mardi la presse pour la présentation du plan hivernal. Le ministère de la Cohésion des territoires avait déjà au début de mois de novembre présenté son dispositif hivernal 2018-2019 au niveau national. L’Etat va ainsi consacrer 5 millions d’euros pour permettre le développement de 30 à 50 maraudes supplémentaires sur l’ensemble du territoire, et particulièrement dans les zones à forte densité urbaine. Elles viendront s’ajouter aux 217 maraudes qui avaient été financées fin 2017 par l’Etat.
« Sur l’ensemble de l’hiver, l’Etat se met en capacité d’ouvrir 14.000 places supplémentaires (dont 3.000 à Paris), qui s’ajouteront aux 136.000 existantes, pour faire face aux demandes et à la baisse des températures. Le plan pourra être renforcé en cas de vagues particulières de grand froid », avait alors précisé le ministère.
Dans le cas d’un épisode de grand froid dans un département, soit quand la température ressentie minimale est comprise entre -5° et -10° et que la température ressentie maximale est négative ou nulle, le niveau de mobilisation est encore renforcé. La mobilisation de places supplémentaires et temporaires peut être effectuée, notamment au sein d’équipements publics comme des gymnases.
Dans la circonscription du Rhône, l’objectif du renfort hivernal est d’apporter des réponses adaptées aux besoins des personnes qui sont à la rue, « en particulier les familles avec enfants, les jeunes en rupture familiale, les femmes victimes de violence, les personnes de santé fragile et les personnes les plus désocialisées ».
1200 places dans le Rhône
L’État va mobiliser 1.200 places, dont 880 places mobilisables dans le courant de l’hiver et 320 places (gymnases) mobilisables en période de grand froid.
Ces places destinées à la mise à l'abri des ménages et personnes à la rue, s’ajoutent aux 5 692 places d’hébergement ouvertes toute l’année destinées à l’accueil des personnes isolées et des familles en centres d’hébergement (Dont 150 destinées à la résorption des campements et des bidonvilles). Au printemps 2016, 520 places avaient été pérennisées. Ce sont ainsi près de 6.900 places qui sont programmées cet hiver.
Le dispositif du renfort hivernal est une mise à l'abri temporaire des personnes qui sont à la rue. La mise à l’abri doit permettre pour tout ménage éligible à l'insertion la recherche d’une solution adaptée à sa situation, la mission de veille sociale continuant d’orienter dans le même temps vers des solutions plus pérennes d’hébergement ou de logement.
Capacité d’accueil en nette hausse sur 5 ans
La capacité d’accueil en hébergement du Rhône a nettement progressé entre 2013 et 2018 a ainsi progressé de 92%, ce qui constitue un dispositif d'une ampleur sans précédent. A l’hiver 2013/2014, le département comptait 2 707 places pérennes et 880 places supplémentaires pour le plan hivernal, soit un total de 3 587 places. Pour l’hiver 2018/2019, le département disposera de 5 692 places pérennes et 1200 places supplémentaires pour le plan hivernal , soit un total de 6 892 places. Mais si l’offre en hébergement est en hausse, la préfecture reconnaît aussi un contexte global de la demande d’hébergement en hausse globale, de l’ordre de 4% par rapport à 2017.
De manière plus structurelle, l’État a souhaité accompagner des collectivités volontaires pour une mise en œuvre accélérée du plan «Logement d'abord». 24 territoires, dont fait partie la Métropole de Lyon, ont été retenus en mars dernier, qui couvrent 20% de la population. Au sein des territoires, l’État, les collectivités locales, les acteurs de l’hébergement, du logement et nombre de partenaires s’engagent sur des objectifs partagés de résultats et de moyens afin de réduire drastiquement et de façon soutenue le sans-abrisme.
